Site cinéma-audiovisuel de l'Académie de Grenoble : www.ac-grenoble.fr

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Site cinéma-audiovisuel de l'Académie de Grenoble

Site cinéma-audiovisuel de l'Académie de Grenoble
Le site cinéma-audiovisuel de l'Académie de Grenoble est dédié à l'enseignement du cinéma et plus largement à l'éducation au regard.
Le site cinéma-audiovisuel de l'Académie de Grenoble est dédié aux cinéphiles bien sûr, mais aussi au public le plus large désireux de savoir ce qui se passe dans l'académie de Grenoble autour du Cinéma-audiovisuel.

Vous êtes ici chez vous. Vous y trouverez tous les renseignements concernant l'enseignement du cinéma-audiovisuel dans l'académie (présent dans 11 lycées en spécialité ou facultatif, et même en classe préparatoire littéraire), ainsi que les textes officiels régissant cet enseignement construit en partenariat avec des instances culturelles.

Mais vous pourrez également y découvrir des leçons de cinéma, des analyses filmiques, des réflexions théoriques.

Sur le site "La petite fabrique de l'image et du son" rattaché au site académique cinéma-audiovisuel par un lien rss en bas de page, il vous est non seulement possible de voir des films réalisés par les sections cinéma de l'Académie, mais aussi des articles, des diaporamas photos et des émissions radiophoniques consacrées au cinéma.

Enfin, le site, régulièrement mis à jour, vous permettra de vous tenir informés de l'actualité cinématographique de notre académie, particulièrement riche en festivals ou rencontres d'amoureux du 7ème art.

N'hésitez pas à entrer en contact avec le webmestre du site (guillaume.deheuvels@ac-grenoble.fr) pour suggérer des améliorations, ou proposer des contributions que nous diffuserons après validation.

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  • OPTION ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES CPGE LYCEE BERTHOLLET ANNECY - par guillaumedeheuvels le 13/05/2013 @ 21:26 :

    Option « ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES » en CPGE
    Lycée BERTHOLLET- ANNECY

    L’OPTION « ETUDES CINEMATOGRAPHIQUES » EN CPGE

    L'option « Etudes cinématographique » en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles offre une formation à la fois théorique et pratique en Hypokhâgne et en Khâgne.

    En HK : En première année, les élèves sont invités 4h par semaine à découvrir le cinéma comme art à travers des cours magistraux d'Histoire et d'Esthétique du cinéma, la fréquentation d'oeuvres et comme pratique grâce à la réalisation de formes courtes (scénario, tournage, montage)

    En K-cinéma : Les élèves qui choisissent d’en faire leur spécialité en K, approfondissent à raison de 4h par semaine, un double programme limitatif visant la préparation au concours de l'ENS-LSH. Ce programme allie annuellement un pan historique (un mouvement cinématographique, l'oeuvre d'un auteur, ex : Tex Avery, Le cinéma soviétique des années 1920, Le néo-réalisme italien) et un pan esthétique du cinéma (le comique, la couleur, le corps...). Ils poursuivent également leur démarche pratique à travers des projets de réalisation adaptés au programme et personnalisés (fiction, documentaire, animation).

    MISE EN OEUVRE AU LYCEE BERTHOLLET

    HORAIRES Le lycée Berthollet propose donc 8h hebdomadaires de cinéma aux étudiants choissant cette option (4h en HK et 4h en K).

    EQUIPEMENTS  La section dispose d’une salle de classe équipée en vidéo-projection et d’une salle de montage regroupant le matériel audiovisuel (caméras DV, HDV et AVCHD, perches, pieds, micros, enregistreurs de son…) et des postes de montage numérique (Montage sur CS6 en priorité).

    PROJETS   Les élèves sont régulièrement mis en contact avec la vie culturelle locale.
    Ils fréquentent et participent aux Festival du Cinéma Italien, la Biennale du cinéma espagnol, le Festival du Cinéma slovaque et d’Europe centrale, le Festival International du Film d’Animation et d’autres lieux d’exposition artistiques. Des projets conjoints leur permettent de rencontrer des professionnels du monde de l'audiovisuel.

    QUELQUES EXEMPLES :
    En 2011, les élèves d’HK ont participé à un projet mené avec la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain autour du film d’archive. Ils ont réalisé un court-métrage à partir de films 16 ou 35 mm.
    En 2013, les K ont réalisé un film d’animation dans le cadre d’un stage d’une semaine aux Ateliers d’Animation d’Annecy.
    Depuis 2011, les HK participent à l’organisation du Festival du Film d’Animation durant une semaine début juin…

    Pour un aperçu plus large des projets menés, consultez le blog de notre section à cette adresse :
    http://www.cinebertho.blogspot.fr/

    ENJEUX ET DEBOUCHES

    ATTENTION  : Cette option ne forme pas de techniciens de l’image et du son (cadreur, directeur de la photographie, ingénieur du son, monteur). Pour ce genre de formation, privilégiez un BTS audiovisuel.

    Cette option offre un solide apport culturel à tout élève choisissant un parcours littéraire. C’est donc un tremplin pour des études artistiques dans le domaine de l’écriture audiovisuelle (scénario, journalisme, info-communication…) ou de la recherche et de l’enseignement en arts (littérature et cinéma, histoire et cinéma, esthétique de l’image…)
    Ces dernières années, les élèves de K-cinéma qui n’auraient pas intégré l’ENS-LSH ont souvent poursuivi en L3 bi-disciplinaire Lettres - Arts du spectacle à Lyon II ou Grenoble, en L3 d’info-communication ou de journalisme ou se sont dirigés vers la traduction en lien avec l’audiovisuel. Certains présentent le concours d’entrée à la FEMIS (section scénario), à l’école du Fresnoy, au Conservatoire Européen de l’Ecriture…  ou plus tard à des Masters comme celui de Lussas.

    Pour toute information complémentaire : perrine_lamy@yahoo.fr

  • Modalités bac cinéma - par guillaumedeheuvels le 02/12/2012 @ 18:54 :

    Cinéma audiovisuel


    II.1 Épreuve obligatoire, série littéraire


    Nature de l'épreuve


    L'épreuve de cinéma-audiovisuel, affectée du coefficient 6, comprend deux parties : une partie écrite de culture et de pratique créative et une partie orale d'analyse filmique et de réflexion critique sur une production audiovisuelle élaborée au cours de l'année de terminale. Chacune des parties compte pour la moitié de la note globale.


    Objectifs de l'épreuve


    Cette épreuve repose sur une articulation étroite entre la pratique artistique et l'approche culturelle pour mesurer :
    - la connaissance des œuvres au programme ;
    - la capacité à situer ces œuvres dans un contexte culturel et dans l'histoire du cinéma en particulier ;
    - la connaissance des principales notions théoriques et pratiques liées au langage cinématographique ;
    - la capacité  à mobiliser des outils d'analyse et à construire une démarche d'interprétation pertinente ;
    - la capacité à exercer un regard et une réflexion critiques face aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles ;
    - la capacité à écrire en images et en sons et à justifier des choix cinématographiques ;
    - la capacité à affirmer et à défendre un point de vue, un parti pris d'écriture et de réalisation, à manifester une implication dans un projet collectif.


    II.1.1 Partie écrite de l'épreuve obligatoire : culture artistique et de pratique créative


    Durée : 3 heures 30


    Deux sujets sont proposés au choix du candidat. Chaque sujet est organisé en deux parties.


    - Premier sujet au choix


    Le libellé du sujet propose une trame narrative à partir d'un support écrit ou visuel (un texte présentant une mini-situation, un fait divers tiré d'un article de presse, un extrait d'œuvre littéraire, une ou plusieurs images, etc.) ainsi qu'une consigne d'écriture.


    Le sujet se décompose en 2 parties : 


    . Première partie : le candidat rédige un fragment de scénario développé sur une à quatre séquence(s) à partir de la trame narrative et de la consigne d'écriture imposées (3 à 5 pages) ;
    . Seconde partie : le candidat rédige une note d'intention d'une à deux pages. Cette dernière montre comment les choix d'écriture scénaristique prennent en compte le sujet et la consigne d'écriture. Elle présente les enjeux du fragment de scénario (genre, personnages, action, etc.). Elle propose enfin des pistes de réalisation à travers quelques choix significatifs. Dans ce cadre, elle peut intégrer quelques éléments visuels (éléments de story-board, plan au sol).


    - Second sujet au choix


    Le libellé du sujet propose une série de 30 à 50 photogrammes, consécutifs ou non, tirés d'un des films du programme limitatif publié chaque année au Bulletin officiel du ministère de l'éducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, ainsi que trois axes d'étude au choix. Ces axes d'étude constituent autant d'entrées possibles dans l'analyse du film. Le sujet impose également une situation dramatique circonscrite formulée en une phrase brève et simple.


    Le sujet se décompose en 2 parties :


    . Première partie : le candidat élabore une analyse argumentée et illustrée du film au programme à partir de l'axe d'étude qu'il a choisi. Il construit son parcours de réflexion et son analyse en s'appuyant sur une sélection pertinente et justifiée dans la série de photogrammes proposés. Il peut élargir ses références à l'ensemble du film, renvoyer à son contexte cinématographique, historique et culturel, voire à d'autres films du réalisateur.


    . Seconde partie : le candidat élabore un exercice d'écriture créative qui consiste à développer la mini-situation dramatique imposée en prenant en compte un des axes d'étude. Cet exercice comprend un synopsis, un paragraphe d'explication et de justification des partis pris retenus et une description de 3 à 6 plans consécutifs (significatifs pour l'axe retenu), l'ensemble pouvant être accompagné d'éléments visuels. L'axe d'étude retenu pour la première et la deuxième partie peut être différent.


    - Critères d'évaluation et notation


    Le candidat est noté sur 20 points répartis comme suit (quel que soit le sujet choisi par le candidat) :
    . première partie 10 points ;
    . deuxième partie 10 points.


    Il s'agit d'évaluer les capacités du candidat à :
    . prendre en compte et intégrer une consigne d'écriture dans un projet créatif ;
    . attester d'une bonne maîtrise de l'écriture en images et en sons ;
    . manifester une bonne connaissance théorique, esthétique, historique des œuvres au programme ;
    . construire une lecture singulière des œuvres au programme en opérant des choix pertinents et argumentés ;
    . expliciter et justifier des choix artistiques ;
    . penser l'articulation de la théorie et de la pratique du cinéma ;
    . affirmer un regard singulier et des qualités d'imagination.


    II.1.2 Partie orale de l'épreuve obligatoire : analyse filmique et réflexion critique   


    Durée : 30 minutes
    Première partie : 10 minutes
    Deuxième partie : 10 minutes
    Troisième partie : 10 minutes
    Temps de préparation : 30 minutes
    L'épreuve est organisée en trois parties consécutives, d'une durée de 10 minutes chacune. Dans les deux premières parties, le candidat traite successivement deux questions de cinéma proposées par l'examinateur. La troisième partie prend la forme d'un entretien conduit par l'examinateur. Elle est l'occasion pour le candidat de revenir sur ses exposés en précisant et approfondissant sa réflexion.


    - Première partie


    Le candidat réalise l'analyse filmique d'une séquence, d'un extrait court ou de quelques plans tirés d'un des films au programme à partir d'une question précise formulée par l'examinateur sur le fragment proposé et qui en oriente l'étude.


    - Deuxième partie


    Le candidat, en s'appuyant sur son dossier, présente une analyse critique du film réalisé au cours de l'année, à partir d'une question précise formulée par l'examinateur.
    Le cas échéant, une question unique peut être proposée au candidat pour chacune des deux premières parties.


    - Troisième partie


    Un entretien, conduit par l'examinateur, permet au candidat de revenir sur les deux premiers temps de l'épreuve. Il permet d'ajuster la note sur 10 points de chacune des deux premières parties de l'épreuve.
    Le candidat est invité à préciser, à approfondir certains aspects de son exposé, à manifester en particulier sa capacité à articuler son expérience pratique et ses connaissances théoriques.
    L'épreuve orale se déroule dans un établissement pouvant mettre à disposition du jury et des candidats les appareils de diffusion (analogique et numérique) nécessaires tant pour la préparation (une salle équipée) que pour l'épreuve (une seconde salle équipée). Le candidat doit avoir la possibilité de manipuler lui-même les appareils tant pour la préparation que pour l'exposé. Durant la préparation, il dispose du film inscrit au programme limitatif mais aussi de son carnet de bord et de la réalisation audiovisuelle à laquelle il a participé pendant l'année.
    - Le dossier du candidat, dont le contenu est précisé par le programme du cycle terminal, comprend la réalisation individuelle ou collective de l'année et le carnet de bord personnel du candidat. Pour les candidats scolarisés, les deux pièces du dossier doivent être obligatoirement validées par le professeur responsable de l'enseignement et le chef d'établissement. Le carnet de bord ne se réduit pas à un journal factuel des étapes du projet ; il doit être organisé autour des principales questions cinématographiques qui ont jalonné et nourri la réalisation et le travail de l'année. Réalisation et carnet de bord servent de support à la prestation orale, ils ne sont pas évalués.
    Le dossier de chaque candidat est mis à la disposition des membres du jury au moins 8 jours avant l'épreuve.


    - Critères d'évaluation et notation


    Le candidat est noté sur 20 points répartis comme suit :
    . première partie notée sur 10 points ;
    . deuxième partie notée sur 10 points.


    - Composition du jury


    Les candidats sont évalués conjointement par au moins un professeur ayant eu en charge un enseignement de cinéma et audiovisuel en classe terminale et par un partenaire professionnel qui est intervenu régulièrement dans l'enseignement en application de l'article L. 333-3 du code de l'éducation.
    Toutefois, si le partenaire est dans l'impossibilité de participer à l'évaluation, le jury peut délibérer valablement. Il convient de viser cet article lors de l'établissement des arrêtés de composition des jurys du baccalauréat.


    II.1.3 Candidats individuels et candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État


    Ils présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires, toutefois il n'est pas exigé de visa du professeur ou du chef d'établissement pour les pièces du dossier.


    II.1.4 Épreuve orale de contrôle, série littéraire


    Durée : 15 minutes
    Préparation : 15 minutes
    Coefficient 6
    L'épreuve comprend un exercice d'analyse filmique assorti d'une question, d'une durée de 10 minutes.
    Le jury propose au candidat un ou plusieurs extrait(s) de films assorti(s) d'une question en relation avec le programme de l'année. Il peut s'agir d'un autre film d'un des auteurs au programme, d'un film du même genre et de la même période ou de tout extrait de film ayant un rapport avec les grandes questions du programme (montage, cinéma contemporain, etc.).
    Le candidat répond à la question en s'appuyant sur sa connaissance du langage cinématographique et sur ses références culturelles. Cet exposé est suivi d'un entretien de 5 minutes.
    - Critères d'évaluation et notation
    Le candidat est noté sur 20 points.
    Cette épreuve se déroule dans un établissement pouvant mettre à disposition du jury et des candidats les appareils de diffusion (analogique et numérique) nécessaires tant pour la préparation (une salle équipée) que pour l'épreuve (une seconde salle équipée). Le candidat doit avoir la possibilité de manipuler lui-même les appareils tant pour la préparation que pour l'exposé.
    - Candidats individuels et candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État
    Ils présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires.


    - Composition du jury


    Les candidats sont évalués conjointement par au moins un professeur ayant eu en charge un enseignement de cinéma et audiovisuel en classe terminale et par un partenaire professionnel qui est intervenu régulièrement dans l'enseignement en application de l'article L. 333-3 du code de l'éducation.
    Toutefois, si le partenaire est dans l'impossibilité de participer à l'évaluation, le jury peut délibérer valablement. Il convient de viser cet article lors de l'établissement des arrêtés de composition des jurys du baccalauréat.


    II.2 Épreuve facultative, toutes séries générales et technologiques
    Épreuve orale
    Durée : 30 minutes
    Première partie : 15 minutes
    Seconde partie : 15 minutes
    Temps de préparation : 30 minutes


    Objectifs de l'épreuve
    Cette épreuve repose sur une articulation étroite entre pratique artistique et approche culturelle pour mesurer :
    - la connaissance des principales notions théoriques et pratiques liées au langage cinématographique ;
    - la capacité à écrire en images et en sons et à justifier des choix cinématographiques ;
    - la capacité à mobiliser une culture cinématographique notamment sur les grandes étapes et les principaux genres de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel, la représentation dans la fiction et la question du point de vue ;
    - la capacité à exercer un regard et une réflexion critique face à sa production et face aux œuvres cinématographiques ;
    - la capacité à affirmer et défendre un point de vue, un parti pris d'écriture et de réalisation, à manifester une implication dans un projet collectif.
    Modalités de l'épreuve
    L'épreuve orale d'analyse filmique et de réflexion critique se scinde en deux parties enchaînées : présentation analytique de la réalisation à partir d'une question et échange sur le travail de l'année dans son ensemble. 
    - Première partie : le candidat répond de manière argumentée et précise à une question de cinéma portant sur l'exercice de réalisation de l'année. Il illustre son exposé par des extraits du film, des documents, tirés de son carnet de bord, ayant servi à la réalisation. L'examinateur définit la question en étudiant le dossier du candidat dans son ensemble, il prend en compte les notions théoriques et pratiques étudiées dans l'année qui sont mises en jeu dans sa réalisation. Cette question invite le candidat à orienter sa présentation et son analyse sur un des aspects de son projet.  
    - Seconde partie : le jury conduit un entretien visant à évaluer les connaissances théoriques et pratiques construites dans l'année et la réflexion du candidat sur les questions qui organisent le programme de terminale.
    - Le dossier, dont le contenu est précisé par le programme du cycle terminal, comprend :
    . la fiche pédagogique rédigée par l'enseignant responsable de la classe, dont un modèle est placé en annexe 2 ;
    . la réalisation individuelle ou collective de l'année ;
    . le carnet de bord personnel du candidat.
    La fiche présente les principales questions abordées dans le cadre du programme, les activités proposées et la démarche suivie : visionnement et étude d'œuvres (titres, auteurs, conditions, etc.), activités relatives à la réalisation (titres, composition de l'équipe, interventions de professionnels, visites, etc.).
    La réalisation individuelle ou collective, sur support numérique ou analogique, a été produite dans le cadre de l'enseignement de l'année. Elle ne dépasse pas 10 minutes et doit être correctement présentée (titre, date, générique, établissement, etc.).
    Le carnet de bord ne se réduit pas à un journal factuel des étapes du projet, il doit être organisé autour des principales questions cinématographiques qui ont jalonné et nourri la réalisation et le travail de l'année. Les documents qu'il présente peuvent prendre diverses formes : écrits, images, sons, etc. Pour les candidats scolarisés, les  pièces du dossier doivent être obligatoirement validées par le professeur responsable de l'enseignement et le chef d'établissement. La réalisation et le carnet de bord servent de support à la prestation orale, ils ne sont pas évalués.
    L'épreuve orale se déroule dans un établissement pouvant mettre à disposition du jury et des candidats les appareils de diffusion (analogique et numérique) nécessaires tant pour la préparation (une salle équipée) que pour l'épreuve (une seconde salle équipée). Le candidat doit avoir la possibilité de manipuler lui-même les appareils tant pour la préparation que pour l'exposé. Il dispose durant la préparation, outre l'extrait du film inscrit au programme limitatif, de son carnet de bord et de la réalisation audiovisuelle à laquelle il a participé pendant l'année. Le dossier de chaque candidat, fiche pédagogique, réalisation et carnet de bord, sont mis à disposition des membres du jury au moins 8 jours avant l'épreuve.


    Critères d'évaluation et notation


    Les candidats sont notés sur 20 points répartis comme suit : 10 points pour chacune des deux parties de l'épreuve.
    Il s'agit d'évaluer les capacités du candidat à :
    - attester d'une bonne maîtrise de l'écriture en images et en sons ;
    - expliciter et justifier des choix artistiques, une démarche, mais aussi en analyser les limites éventuelles ;
    - penser l'articulation de la théorie et de la pratique du cinéma ;
    - affirmer un regard singulier et des qualités d'imagination.
    Les candidats individuels et les candidats issus des établissements scolaires hors contrat d'association avec l'État
    Ils présentent l'épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Ces candidats doivent fournir le même dossier que les candidats scolaires mais la fiche pédagogique, dont un modèle spécifique est placé en annexe 2bis de la présente note de service, peut être remplie directement par le candidat.


    Composition du jury


    Les candidats sont évalués conjointement par au moins un professeur ayant eu en charge un enseignement de cinéma et audiovisuel en classe terminale et par un partenaire professionnel qui est intervenu régulièrement dans l'enseignement en application des articles D. 334-21 et D. 336-20 du code de l'éducation. Toutefois, si le partenaire est dans l'impossibilité de participer à l'évaluation, le jury peut délibérer valablement. Il convient de viser cette loi lors de l'établissement des arrêtés de composition des jurys du baccalauréat.

  • Nouveaux programmes cinéma Lycée - par guillaumedeheuvels le 02/12/2012 @ 18:51 :


    LE SYSTÈME ÉDUCATIF ÉCOLE COLLÈGE LYCÉE POLITIQUE ÉDUCATIVE CONCOURS, EMPLOIS, CARRIÈRES BULLETIN OFFICIEL
    Accueil  >  Le Bulletin officiel  >  2010  >  spécial n°9 du 30 septembre 2010
    Bulletin officiel spécial n°9 du 30 septembre 2010
    Programme d'enseignement obligatoire au choix d'arts en classe de première littéraire, d'enseignement de spécialité au choix d'arts en classe terminale littéraire et d'enseignement facultatif d'arts au cycle terminal des séries générales et technologiques
    NOR : MENE1019677A
    arrêté du 21-7-2010 - J.O. du 28-8-2010
    MEN - DGESCO A1-4

     

    Vu code de l'Éducation ; arrêté du 27-1-2010 modifié ; avis du CSE du 1-7-2010
    Article 1 - Le programme d'enseignement obligatoire au choix d'arts en classe de première littéraire, d'enseignement de spécialité au choix d'arts en classe terminale littéraire et d'enseignement facultatif d'arts au cycle terminal des séries générales et technologiques est fixé conformément à l'annexe du présent arrêté.

    Article 2 - Les dispositions du présent arrêté entrent en application à la rentrée de l'année scolaire 2011-2012 pour la classe de première et à la rentrée de l'année scolaire 2012-2013 pour la classe terminale.

    Article 3 - L'arrêté du 20 juillet 2001 fixant le programme des enseignements artistiques dans les classes de première des séries générales et technologiques est abrogé à compter de la rentrée de l'année scolaire 2011-2012 et l'arrêté du 20 juillet 2001 fixant le programme des enseignements artistiques dans les classes terminales des séries générales et technologiques est abrogé à compter de la rentrée de l'année scolaire 2012-2013.

    Article 4 - Le directeur général de l'enseignement scolaire est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié au Journal officiel de la République française.

    Fait à Paris, le 21 juillet 2010


    Pour le ministre de l'Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement,
    et par délégation,
    Le directeur général de l'enseignement scolaire,
    Jean-Michel Blanquer

     

    Annexe
    ARTS
    CYCLE TERMINAL
    Enseignements obligatoire et de spécialité en série L
    Enseignement facultatif toutes séries


    Préambule général


    Le cycle terminal des lycées offre aux élèves qui le souhaitent la possibilité de suivre une formation artistique dans six domaines différents : arts plastiques, cinéma-audiovisuel, danse, histoire des arts, musique et théâtre. Quelle que soit leur série, tous les lycéens peuvent compléter leur formation par un enseignement facultatif artistique dans l'un ou l'autre de ces domaines. Les élèves de série L peuvent pour leur part choisir un enseignement artistique obligatoire dans l'un de ces six domaines. En proportion de l'horaire imparti à chacun de ces enseignements comme des ambitions poursuivies, ces formations sont prises en compte selon des formes appropriées pour l'obtention du baccalauréat.
    Á l'école puis au collège, les élèves ont profité d'un enseignement obligatoire en arts visuels-plastiques et en éducation musicale. Ils ont développé un ensemble de connaissances induites par l'enseignement obligatoire d'histoire des arts. Ils ont enfin profité, sous diverses formes, d'actions permettant de découvrir les lieux de culture de leur environnement, les œuvres qui y sont présentées et les professionnels et artistes qui les animent. Entre les enseignements obligatoires et les dispositifs complémentaires relevant de l'éducation artistique et culturelle, ils ont acquis des connaissances, développé des capacités et construit des attitudes dans ces différents domaines et souhaitent, au lycée, approfondir ces différentes démarches.
    La classe de seconde a permis à chaque élève de faire le point sur ses acquis, ses motivations et les perspectives offertes pour compléter sa formation scolaire en l'orientant cette fois vers l'horizon de l'enseignement supérieur, voire du monde professionnel. Á ce titre, certains d'entre eux en suivant un enseignement d'exploration « Création et activités artistiques » ont progressivement construit un projet de formation dans lequel ils souhaitent s'engager en cycle terminal. D'autres, forts d'une motivation plus sûre, ont profité d'un enseignement facultatif qui les conduit naturellement à poursuivre leur parcours artistique en cycle terminal. D'autres enfin, après avoir profité des possibilités offertes par la classe de seconde pour explorer et découvrir de nouveaux champs de formation non artistiques, souhaitent renouer avec un parcours de formation artistique interrompu en fin de collège. En cycle terminal, tous les enseignements comme les programmes qui les fondent sont conçus pour accueillir la diversité des profils issus de l'hétérogénéité de ces parcours antérieurs.
    Suivre un enseignement facultatif ou obligatoire ne nécessite pas de prérequis particulier. La qualité de la formation générale antérieure d'une part, l'expérience et la connaissance de certains domaines artistiques d'autre part, enfin la motivation qui préside au choix de formation effectué pour le cycle terminal garantissent de profiter pleinement de l'un ou l'autre de ces enseignements et d'y réussir, notamment en vue de l'obtention du baccalauréat.
    En fonction des équilibres qui varient selon des spécificités de chaque domaine de formation, l'enseignement associe la pratique d'un ou plusieurs arts à la découverte et l'étude de ses références culturelles et à la réflexion sur elles. Adossé aux réalités des expressions artistiques contemporaines, à ses pratiques comme à ses enjeux, l'enseignement facultatif ou obligatoire amène chaque lycéen à élargir son champ de réflexion sur les arts et la culture, à faire évoluer ses pratiques par la découverte de celles des autres, à préciser un projet de formation longue fondé sur un ensemble équilibré de connaissances, capacités et attitudes spécifiques au domaine concerné.
    Chaque programme est organisé selon une architecture commune :
    - Un seul texte présente l'ensemble du programme pour le cycle terminal.
    - Chaque texte présente un certain nombre d'éléments valables pour l'ensemble du cycle : définitions, enjeux et objectifs ; compétences de référence ; évaluation, etc.
    - Chaque programme présente séparément les contenus qui spécifient, d'une part la classe de première, d'autre part la classe terminale.
    En outre, chacun de ces textes porte une attention particulière aux liens que l'enseignement doit entretenir avec les programmes parents de la classe de seconde, voire du collège. Cette préoccupation garantit la cohérence du parcours général de l'élève comme son accueil dans de bonnes conditions de réussite dans l'un ou l'autre des enseignements proposés en cycle terminal.
    Si tous les enseignements artistiques sont placés sous la responsabilité pédagogique des professeurs de l'Éducation nationale, leurs conditions de mise en œuvre varient selon les disciplines. En arts plastiques et musique, cette responsabilité est exclusivement exercée par des professeurs recrutés dans les disciplines correspondantes. En histoire des arts, elle repose sur une équipe pluridisciplinaire coordonnée par un professeur compétent à cet égard. En cinéma-audiovisuel, en danse et en théâtre, le ou les professeurs responsables s'adjoigne(nt) obligatoirement le concours d'un partenaire culturel spécialisé (institution culturelle, association), agréé par la direction régionale des affaires culturelles (Drac), et des professionnels qui en sont issus. Ces quatre derniers enseignements sont dispensés par des équipes d'enseignants de diverses disciplines, dont il est vivement souhaité que tous aient obtenu la certification complémentaire dans le domaine correspondant.
    Comme au collège, les enseignements artistiques doivent pouvoir disposer d'espaces et d'équipements adaptés aux exigences des pédagogies mises en œuvre. Les dimensions pratiques de la formation supposent notamment des espaces organisés spécifiquement et dotés parfois d'installations et de mobiliers particuliers. Les dimensions culturelles, outre l'accès à l'internet, ne peuvent s'envisager qu'avec des outils appropriés permettant la visualisation sur grand écran et une diffusion sonore de qualité.
    Pour tous les enseignements artistiques, les technologies de l'information, de la création et de la communication pour l'enseignement (Ticce) ouvrent des perspectives nouvelles et sont de précieux auxiliaires de formation. Les outils d'édition et de création spécifiques à chaque domaine (infographie, édition Midi et audionumérique, banc de montage, etc.) permettent d'envisager des démarches exploratoires nouvelles visant la manipulation puis la maîtrise de processus complexes relatifs à la création artistique et à ses langages. Les outils de communication et d'information, notamment internet, permettent d'accéder aisément aux œuvres et à la documentation qui les accompagne. Ces possibilités, employées au service des objectifs visés par chaque enseignement artistique, permettent également de développer chez les élèves des compétences spécifiques relatives à la recherche critique sur internet, à l'usage des grandes familles d'éditeurs ou encore à la connaissance du droit d'auteur. Á tous ces titres, l'équipement spécifique des salles accueillant un enseignement artistique doit être envisagé avec attention.

     

    CINÉMA-AUDIOVISUEL AU CYCLE TERMINAL, ENSEIGNEMENTS OBLIGATOIRE ET DE SPÉCIALITÉ EN SÉRIE L


    Enjeux et objectifs


    L'enseignement obligatoire du cinéma-audiovisuel engage l'élève dans un processus de découverte et d'approfondissement d'une pratique artistique et d'une culture cinématographique et audiovisuelle sur un cycle de deux ans. Il s'attache à développer les compétences pratiques, la réflexion critique, les connaissances culturelles et historiques, la conscience des enjeux artistiques de la création cinématographique et audiovisuelle. Cet enseignement permet de poser la question de la place et de la fonction du cinéma dans une perspective plus large, celle de l'histoire des arts et de l'histoire sociale et culturelle. Il permet d'appréhender dans leur globalité les champs cinématographique et audiovisuel sans pour autant prétendre à l'exhaustivité ni à la préprofessionnalisation. Il associe pratique, analyse et fréquentation des œuvres notamment en salle, en recourant à des démarches de projet à la fois individuelles et collectives.
    Au sein d'un établissement, cet enseignement partenarial est assuré par une équipe pédagogique associant avantageusement des enseignants de plusieurs disciplines ayant reçu une formation en cinéma-audiovisuel. Ces enseignants travaillent en relation étroite avec la ou les structures culturelles partenaires (salles de cinéma notamment) et un ou plusieurs intervenants professionnels (réalisateurs, scénaristes, monteurs, ingénieurs du son, etc.). Le croisement des approches et des compétences, la dimension partenariale, l'ouverture active sur le monde du cinéma et de l'audiovisuel sont constitutifs de cet enseignement. La rencontre avec des professionnels, la visite de lieux culturels (salle de cinéma et notamment cabine de projection, studio de tournage), la fréquentation des œuvres cinématographiques en salle sur grand écran et dans leur format originel sont essentielles dans cette formation. Dans cette perspective, l'enseignement du cinéma-audiovisuel doit s'appuyer sur les ressources de l'environnement culturel et tirer parti du calendrier des manifestations proposées : institutions, festivals divers, spectacles, expositions, etc.
    Cet enseignement repose sur une articulation étroite entre pratique artistique et approche culturelle. Pour les élèves de la série littéraire, il vise les objectifs suivants :
    - acquérir les principales notions théoriques et pratiques en matière d'images et de sons ;
    - découvrir et comprendre la notion d'écriture ;
    - s'approprier des méthodes et pratiques d'écriture en images et en sons ;
    - construire une culture cinématographique portant sur les grandes étapes et les principaux genres de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel ;
    - développer le regard et la réflexion critiques face aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles.
    De la première à la terminale, l'enseignement s'articule autour de dominantes annuelles qui forment un ensemble complet, progressif et cohérent. La notion de plan qui a fait l'objet d'une étude approfondie dans le cadre de l'enseignement facultatif en classe de seconde est reprise en première pour aborder l'écriture et la mise en scène. Les questions et la pratique de la mise en scène et de la réalisation assurent la continuité avec la classe terminale plus particulièrement centrée sur le montage.


    Programme


    Compétences de référence pour l'ensemble du cycle terminal
    Tout au long du cycle terminal, l'élève développe des compétences d'ordre artistique, culturel, technique et méthodologique. En réalité imbriquées, ces compétences sont distribuées ci-dessous en catégories distinctes par souci de clarté et d'efficacité.


    Compétences artistiques et culturelles


    L'élève est capable :
    - d'avoir une vision synthétique des grandes étapes de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel, de mettre cette histoire en perspective avec celle des autres arts ;
    - de distinguer et d'analyser les différents modes et genres d'écritures cinématographiques et audiovisuels puis les principales pratiques et théories du montage ;
    - de maîtriser un vocabulaire technique et artistique approprié ;
    - d'identifier tant dans l'écriture que dans la réalisation l'expression d'un point de vue, c'est-à-dire l'ensemble des choix et partis pris qui fondent le regard d'un auteur ;
    - de mesurer l'impact des innovations techniques sur la création cinématographique et audiovisuelle ;
    - d'associer dans sa démarche d'écriture et de réalisation les composantes techniques et artistiques indispensables à la cohérence et au sens du projet ;
    - de réinvestir dans une pratique personnelle tout ou partie des acquis de son cursus (formes et démarches d'écritures puis choix et pratiques de montage) ;
    - de situer sa propre pratique d'écriture puis de réalisation ainsi que les œuvres étudiées par rapport aux courants et ruptures les plus représentatifs de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel, notamment en relation avec quelques écrits théoriques majeurs ;
    - d'être à l'écoute des autres, au service du projet, sans renoncer à défendre ses choix esthétiques ;
    - de justifier les contenus, la démarche d'écriture et de réalisation, en référence à des repères artistiques et esthétiques, et en fonction de choix personnels ;
    - de porter un regard critique sur son travail et sur celui des autres et d'apprécier le rapport entre intentions de départ et écriture aboutie, entre écriture et réalisation finale ;
    - d'avoir une démarche active de spectateur, de s'informer et de choisir parmi les propositions culturelles de son environnement, de construire sa propre cinéphilie.
    Compétences techniques et méthodologiques
    L'élève est capable :
    - de travailler de façon autonome et de s'insérer dans une équipe au service d'un projet collectif, de tirer profit du regard extérieur pour enrichir et faire évoluer son projet ;
    - de percevoir l'enchaînement des moments successifs de l'écriture, de lier les démarches d'écriture aux conditions concrètes de la réalisation, puis d'observer la diversité des aspects de l'écriture filmique et audiovisuelle tels que le montage les met en cohérence ;
    - de mobiliser ses connaissances et ses capacités pour les synthétiser dans un processus de création ;
    - de développer, sur les œuvres comme sur sa propre production, une démarche d'analyse consciente de ses outils et de ses méthodes, en faisant la part de son rapport personnel à l'œuvre et des critères plus objectifs ;
    - de pratiquer la recherche documentaire pour approfondir ses connaissances, nourrir son projet ;
    - d'élaborer une réflexion argumentée, de présenter avec clarté et précision son travail à l'oral comme à l'écrit, d'expliquer et de justifier ses choix, de participer à un débat.
    Évaluation des acquis des élèves
    Les compétences présentées ci-dessus aident à construire une progression et à déterminer les critères pour l'évaluation. Celle-ci obéit aux grands principes suivants :
    Elle porte sur les connaissances acquises dans l'analyse des œuvres et apprécie les compétences construites en analyse filmique :
    - capacité à situer une œuvre ou un extrait dans ses contextes et dans l'histoire du cinéma en particulier ;
    - connaissance des procédés d'expression cinématographique ;
    - capacité à développer une démarche d'analyse et à proposer une interprétation fondée sur des éléments signifiants.
    Elle porte sur les compétences acquises dans les travaux écrits préparant progressivement tout au long du cycle l'épreuve écrite du baccalauréat :
    - écriture de scénario : capacité à raconter par écrit une histoire en images et en sons sur un thème imposé et à induire des enjeux dramatiques ;
    - élaboration d'un découpage technique d'un court fragment de scénario : utilisation des notions concernant la description et la définition technique des plans ; capacité à créer une mise en scène mettant en valeur une dramaturgie ;
    - rédaction d'une note d'intention : capacité à développer un argumentaire ; capacité à exposer un projet d'écriture à partir d'un thème (sujet 1) ou à construire un projet de réalisation à partir de l'analyse d'un scénario (sujet 2) ; capacité à justifier les procédés de réalisation qui découlent de ce projet.
    Elle porte sur les différentes étapes de l'écriture et de la réalisation, qu'il s'agisse d'exercices ou d'un projet mené à son terme dans le cadre de la pratique artistique, en appréciant :
    - la pertinence des choix esthétiques et techniques ;
    - l'appropriation des connaissances acquises dans l'analyse des œuvres comme dans la réalisation ;
    - l'implication de l'élève dans l'équipe et son aptitude à occuper un ou des postes de travail.
    Elle prend en compte la capacité de l'élève à affirmer et à défendre son point de vue, ses partis pris d'écriture et de réalisation. Ce discours critique fait l'objet d'une évaluation spécifique à l'écrit avec la « note d'intention ». Il accompagne l'élaboration et la présentation orale des exercices pratiques. Le carnet de bord, obligatoire en terminale et initié précédemment, est l'un des outils qui permettent à l'élève de construire progressivement ce regard critique.


    Contenus
    Classe de première


    L'enseignement du cinéma-audiovisuel en classe de première s'organise autour de la notion d'écriture et de ses liens avec la mise en scène et la réalisation, sans négliger la notion de montage qui constituera l'axe principal en classe terminale. L'écriture se conçoit et se pratique comme une anticipation et une suggestion d'images et de sons du film à venir. Elle est indissociable de l'ensemble des choix formels, des dispositifs techniques et de mise en scène destinés à représenter au mieux, lors du tournage, les choix et partis pris qui constituent le point de vue de l'auteur. Le niveau, les goûts, les acquis des élèves peuvent conduire à aménager la progression de la pratique artistique comme de l'approche culturelle.


    La pratique artistique


    Elle permet à l'élève de maîtriser progressivement de courtes formes d'écriture aussi variées que possible. Ces écritures sont constamment confrontées à la réalité de la mise en images et en sons par le biais d'exercices successifs de plus en plus complexes.
    La pratique artistique aborde les différents types d'écriture liés aux formes suivantes :
    - fiction (scénario original ou adaptation) ;
    - documentaire, essai ;
    - cinéma expérimental, art vidéo ;
    - clip, publicité.
    Elle expérimente différentes étapes de l'écriture : « pitch », synopsis, note d'intention et traitement, découpage séquentiel, continuité dialoguée (ou scénario), découpage technique et plan au sol, story-board (ou scénarimage). Pour la fiction, une attention particulière est accordée au statut et à la caractérisation du ou des personnages, à la construction du récit filmique.
    La pratique d'exercices simples et courts permet d'appréhender la construction progressive d'un point de vue et les divers traitements des notions suivantes :
    - le temps : respect ou non-respect de la chronologie dans la narration, ellipse, dilatation, contraction du temps ;
    - l'espace : choix et traitement des lieux ; champ et hors-champ ; échelle des plans ; plongée et contre-plongée ; profondeur de champ ; cadre et mouvements de caméra ; décor naturel, décor artificiel (studio, virtuel, etc.) ;
    - les modes de narration : rôle des éléments visuels et sonores dans la scénarisation, caméra subjective ; procédés de la voix intérieure ou du commentaire ;
    - l'image et son traitement : lumière, couleur, contraste, infographie, surimpression ;
    - le son : voix, voix off, bruit, musique ; son diégétique et non diégétique ; matière sonore. Pour sensibiliser les élèves au travail du son et à ses enjeux, on s'intéressera particulièrement aux relations dynamiques entre le cadre et le son, à la focalisation sonore (détermination et variations du point d'écoute, relations avec le point de vue). Le choix de sons diégétiques ou non diégétiques, le passage de l'un à l'autre, dans la perspective de la réalisation d'une bande son par exemple, constituent également des pistes de travail.
    Ces exercices sont l'occasion de prendre conscience de l'importance de la préparation du tournage qui doit rester ouverte aux notions d'improvisation et d'imprévu, d'expérimenter des moments indispensables de la mise en scène : direction d'acteurs, composition du cadre, répétitions, prise de son.


    L'approche culturelle


    En classe de première, elle se donne deux objets : l'étude des différentes pratiques d'écriture et le repérage des grandes étapes et des principaux genres de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel des origines à nos jours.
    L'étude des différentes pratiques d'écriture
    Il s'agit d'observer et d'analyser les pratiques d'écriture cinématographiques et audiovisuelles. Cette étude permet de poser et d'explorer la question du rapport entre « scénario » et « mise en scène » à travers l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel, à différentes époques et dans différents pays. Elle s'appuie sur divers « objets d'écriture » (versions successives de scénarios, traitements, découpages, story-boards ou scénarimages, cahiers de scripts, scripts de tournage, plans de travail) qui éclairent la diversité des partis pris artistiques et des approches professionnelles.
    On peut ainsi découvrir et approfondir :
    - le fonctionnement des « couples » scénaristes-réalisateurs ou scénaristes-producteurs (dans le système hollywoodien des studios par exemple) ;
    - les démarches singulières des scénaristes-dialoguistes, des écrivains-scénaristes, des auteurs-réalisateurs ;
    - la mise en scène sonore d'une scène de dialogue et la mise en scène de la parole (mise en espace, effets et enjeux) ;
    - l'interaction des espaces grâce au son et les effets possibles de complexification d'un scénario ;
    - le travail spécifique de recherche et d'écriture qu'impliquent le genre documentaire et ses approches variées (rapport préalable au sujet filmé et modes de préparation très différents selon les auteurs) ;
    - les méthodes et les codes d'écriture imposés de certaines formes audiovisuelles (films de commande, clips et publicités, en particulier).
    Le repérage des grandes étapes et des principaux genres de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel, des origines à nos jours
    L'étude porte, entre autres, sur les débuts du cinéma (Lumière, Méliès), le burlesque américain, le cinéma soviétique des années 20, l'expressionnisme allemand, le cinéma français des années 30, le cinéma hollywoodien classique, le cinéma japonais, le cinéma néoréaliste italien, la Nouvelle Vague, ainsi que sur les grands courants et les formes spécifiques de la très récente histoire du cinéma. On privilégie dans cet ensemble globalement abordé un ou deux éléments que l'on choisit d'approfondir : l'étude d'un genre, d'une période, l'étude de la cinématographie d'un pays, ou encore d'un auteur, etc.
    Elle permet de donner une vision chronologique et synthétique de l'histoire du cinéma et d'identifier les principaux genres et styles (comédie, mélodrame, film policier, thriller, film musical, biopic, science-fiction, animation, film historique, documentaire, etc.). Elle conduit à aborder quelques textes théoriques sur le cinéma et plus largement quelques grandes problématiques esthétiques, mais aussi à articuler histoire du cinéma et histoire des arts et des techniques.
    L'étude donne également quelques repères dans l'histoire de l'audiovisuel, et notamment de la télévision, afin de permettre aux élèves d'identifier et de situer les principaux genres et formes des réalisations liées à ces formes et supports particuliers depuis le milieu du XXème siècle, en s'attachant à interroger leur relation avec les démarches artistiques. Ce repérage peut être l'occasion d'aborder les questions liées à l'économie du cinéma et de l'audiovisuel (production, distribution, droits d'auteurs) mais aussi plus largement de réfléchir sur la place et le statut des images et des sons dans la société contemporaine.


    Classe terminale


    En classe terminale de la série littéraire, l'enseignement du cinéma et de l'audiovisuel réinvestit et consolide les acquis théoriques et pratiques antérieurs en matière d'image et de son. Il prolonge le travail engagé en classe de première sur l'écriture du film et les liens unissant écriture et tournage en privilégiant la notion de montage. Le montage, considéré comme la « troisième écriture » du film, se définit comme l'opération qui consiste à passer de la discontinuité du tournage à la continuité du film achevé, à partir de l'assemblage et du mixage des éléments qui sont mis en jeu dans la fabrication et la réalisation du film. Ces éléments sont les rushes (image et son synchrone, image muette), les sons additionnels (ambiances, effets, doublage, bruitages), la musique et les effets sonores. Il s'agit de développer la conscience de l'articulation forte entre tournage et montage, essentielle pour la production de sens et la génération d'émotions dans le film achevé. Le montage apparaît ainsi comme le moment où tous les éléments issus de l'écriture et du tournage se répondent et se complètent pour construire la cohérence et l'unité du film.
    L'approfondissement de la culture cinématographique et audiovisuelle par la rencontre avec des œuvres majeures du patrimoine et de la création contemporaine, resituées dans leur contexte historique, social et artistique, sera particulièrement éclairé par la perception du montage. La découverte d'œuvres cinématographiques et audiovisuelles contemporaines permet d'aborder des formes, des genres hybrides ou en rupture avec les grands courants.


    La pratique artistique


    À partir des acquis des années antérieures, l'élève prend conscience à travers sa pratique du processus global de l'écriture filmique. L'attention particulière portée au montage doit être conçue comme la découverte d'un savoir-faire et d'opérations spécifiques à travers des exercices courts, progressifs et variés permettant aux élèves d'explorer et d'approfondir des formes et des méthodes de montage aussi diversifiées que possible, quels que soient le support des images (pellicule, vidéo, numérique) et l'outil de montage : montage en parallèle à partir de rushes communs, construction et déconstruction d'images et de sons, modulations de rythmes de montage, travail sur les raccords, chutes, ponctuations, effets. Ces exercices s'accompagnent d'analyses comparées et sont éclairés par la référence à des œuvres cinématographiques et audiovisuelles significatives. Il s'agit pour l'élève de se familiariser avec les outils de montage et de postproduction qui sont à sa disposition dans l'établissement, d'en prendre toute la mesure et de les utiliser au mieux dans la réalisation de son projet. Ce travail permet d'appréhender la complexité du montage, sa fonction de « dernière écriture » créative. Il conduit à une réalisation courte mais aboutie et assumée mettant en œuvre une démarche globale qui intègre :


    - des intentions définies par le scénario ;
    - la confrontation des élèves avec les réalités de tournage (économie, dispositif technique, lieux et décors, acteurs, équipe de réalisation) ;
    - le montage comme moment de créativité et de mise en cohérence ;
    - la confrontation des élèves avec un public.
    Cette réalisation peut mettre en œuvre des dispositifs divers d'images et de sons et aborder différents genres : fiction, documentaire, animation, essai. Elle est un des éléments qui servent de support au questionnement sur la démarche de création et sur l'engagement personnel de l'élève au moment de l'évaluation au baccalauréat. La pratique artistique en classe terminale ne délaisse aucun des aspects de l'art des images et des sons : travail sur la scénarisation, le point de vue, le jeu des acteurs, sur la qualité de l'image et de la matière sonore. La notion de point de vue sera étudiée dans ses différentes acceptions, étroitement liées : position de la caméra et point de « vision », focalisation (point de vue, point d'écoute) et construction cognitive du récit, parti pris et regard du réalisateur. La pratique doit permettre d'expérimenter les interactions entre les différents sons (bruitages, paroles, musique), leurs enchaînements et leur hiérarchisation. Au cours de ce travail, les élèves appréhendent la spécificité du montage sonore, les liens entre image et son dans le montage en lien étroit avec l'analyse filmique et le travail sur l'histoire du cinéma et les théories du montage. La pratique artistique articule l'implication individuelle et le travail en équipe qui caractérise la création cinématographique et audiovisuelle.


    L'approche culturelle


    En classe terminale, l'approche culturelle du cinéma et de l'audiovisuel prend en compte les acquis de la classe de première, intègre naturellement l'étude des œuvres du programme limitatif, et se donne deux objets : l'étude des principales étapes et théories du montage, et celle des principales cinématographies contemporaines. Ces œuvres orientent notamment l'étude du montage sonore et des liens image/son dans le montage. À partir de films et d'extraits de films qu'il a analysés, comme à partir de ses propres réalisations ou de celles de la classe, l'élève apprend à lire et à comprendre les différents choix de montage, à en expliciter les effets, le sens et les enjeux.
    Grâce à des temps de confrontation et de débat, l'élève formule plus précisément sa pensée, affine son esprit critique et développe son sens créatif.
    Aussi l'année de terminale est-elle l'occasion, pour l'élève, d'approfondir sa culture en assistant à des projections de films et d'œuvres audiovisuelles (notamment en lien avec le programme limitatif), à des interviews, à des rencontres avec les auteurs et les professionnels du cinéma et de l'audiovisuel, avec des critiques, mais également en travaillant sur des écrits critiques, des notes de tournage et de montage, des écrits d'artistes, des textes illustrant différentes théories de la réalisation et du montage (S.M. Eisenstein, J. Renoir, R. Bresson, F. Truffaut, W. Wenders, etc.). Ces rencontres, ces travaux de recherche et d'analyse permettent notamment d'aborder quelques grandes problématiques esthétiques (celles du goût et du beau, de la relation entre art et technique, entre création et outils, par exemple), de réfléchir au statut de l'art, des images et des sons dans la société (le cinéma, la télévision, l'art vidéo, les nouvelles images), d'approfondir les démarches de création s'appuyant sur les nouvelles technologies. Ces approfondissements favorisent l'interdisciplinarité avec d'autres domaines artistiques et les autres disciplines enseignées au lycée, et permettent aux élèves de mieux percevoir la cohérence de leurs études. Année charnière dans le parcours de formation, la classe terminale doit offrir une sensibilisation aux différents métiers et à l'économie du cinéma et de l'audiovisuel, et être l'occasion d'un bilan sur le cycle dans son ensemble.
    - Les principales étapes et théories du montage
    Cette étude, directement liée à la dominante du programme de classe terminale, consiste à revisiter l'histoire et la théorie du cinéma sous l'angle du montage. Elle s'appuie sur l'étude d'œuvres et d'auteurs particulièrement représentatifs de l'importance et de la diversité des procédés du montage et qui ouvrent des pistes de variations et de croisements originaux. On peut citer à titre d'exemples :
    - le plan unique des origines ;
    - D. Griffith et la naissance du montage hollywoodien ;
    - les expériences du jeune cinéma soviétique de D. Vertov à S.M. Eisenstein ;
    - le montage dans la production des grands studios hollywoodiens ;
    - les grandes théories critiques du montage (le « montage interdit » d'André Bazin) et leurs limites ;
    - la place éminente du montage dans l'œuvre de quelques grands auteurs (K. Dreyer, J. Renoir, O. Welles, R. Bresson, A. Hitchcock, R. Rossellini, A. Resnais, J-L.Godard, S. Kubrick par exemple) ;
    - le nouveau cinéma anglo-saxon (D. Lynch, D. Cronenberg, Q. Tarentino, A. Egoyan, etc.) ;
    - le montage comme scénarisation du réel à travers l'œuvre de quelques grands documentaristes (R. Flaherty, C. Marker, J. Rouch, R. Depardon par exemple.), le montage comme exploration plastique (P. Greenaway, Y. Pelechian, S. Bartas, J. Mekas, A. Sokourov), ou comme écriture globale intégrée à la fois au repérage, au scénario et au tournage (la « cinécriture » d'Agnès Varda).
    - Les cinématographies contemporaines
    Cette étude prolonge et complète celle qui, en première, a porté sur les grandes étapes et les principaux genres de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel. Elle s'attache aussi bien aux cinématographies contemporaines déjà reconnues qu'aux formes et genres audiovisuels et cinématographiques relevant de la marge, ouvrant des failles à l'intérieur des codes dominants, et menant à l'expérimentation de pistes nouvelles dans l'art des images et des sons. C'est l'occasion de repérer et d'analyser les filiations directes ou indirectes avec quelques pionniers de l'avant-garde ou de l'expérimentation comme E. Von Stroheim, J. Renoir ou J. Casavettes, A. Warhol.
    On peut citer, à titre d'exemples :
    - les nouveaux auteurs du cinéma asiatique ou méditerranéen (L. Chan, W. Kar-wai, W. Bing, T. Kitano, K. Kurosawa, B. Joon-ho, A. Kiarostami, A. Gitaï, E. Suleiman) ;
    - le nouveau cinéma français (O. Assayas, X. Beauvois, A. Desplechin) ;
    - les nouvelles tendances du cinéma baroque (A. Ripstein, E. Kusturica, P. Almodovar) ;
    - les nouvelles façons d'écrire et de tourner avec les outils numériques, dans le cadre de formats audiovisuels (« petites caméras » d'Arte), mais aussi chez quelques grands auteurs (le dernier film d'I. Bergman, les derniers M. Mann ou J. Cameron) ;
    - l'émergence de formes contemporaines d'écriture du « moi » en images et sons, et la complexité de ce nouvel « espace autobiographique » entre différents médias et supports (A. Cavalier, J. Morder, J. Caouette, J. Van der Keuken, S. Dwoskin) ;
    - les formes hybrides du nouveau cinéma européen et indépendant américain, entre réel et fiction (K. Loach, R. Guédiguian, L. Cantet, J-L. et P. Dardenne, B. Dumont, G. Van Sant), entre cinéma et multimédia (J-L. Godard, C. Marker, P. Greenaway).
    La réalisation du dossier en vue des épreuves du baccalauréat repose sur une articulation étroite d'une approche artistique et d'une approche culturelle. En s'appuyant sur le programme de l'année, axé sur la notion de montage mais prenant également en compte les acquis de la classe de première, l'élève élabore progressivement ce dossier en y intégrant l'ensemble des éléments personnels et collectifs qui témoignent de son parcours et de ses apprentissages. Ainsi, chaque élève constitue progressivement un ensemble comprenant carnet de bord et production audiovisuelle :
    - le carnet de bord rend compte des recherches et des éléments d'analyse en relation avec les différentes questions abordées dans l'année ;
    - la production audiovisuelle est une forme courte, librement choisie mais aboutie, intégrée ou non à un travail collectif, éventuellement accompagnée d'essais, de variantes ou de formes intermédiaires.
    L'élève apprend à élaborer et à présenter à l'oral les diverses productions écrites et audiovisuelles qui serviront de support à l'interrogation au baccalauréat.
    L'utilisation des Tice permet aux élèves d'aller plus loin non seulement dans leurs recherches documentaires et la présentation qu'ils peuvent en faire (sites internet, DVD, cédéroms), mais aussi dans l'exploration de nouvelles démarches créatives et formes artistiques (scénarii interactifs, écriture multimédia, jeux sonores et plastiques).


    CINÉMA-AUDIOVISUEL AU CYCLE TERMINAL, ENSEIGNEMENT FACULTATIF TOUTES SÉRIES


    Enjeux et objectifs


    L'enseignement facultatif du cinéma-audiovisuel engage l'élève dans un processus de découverte et d'approfondissement d'une pratique artistique et d'une culture cinématographique et audiovisuelle sur un cycle de deux ans. Il s'attache à développer l'expérience d'une pratique artistique, les connaissances culturelles et historiques, la curiosité et la réflexion critique face aux œuvres et aux productions qui constituent son environnement quotidien ou qui semblent plus étrangères. Il permet d'appréhender, à partir de quelques entrées significatives, les champs cinématographique et audiovisuel. Cet enseignement, qui associe tout au long de l'année pratique, analyse et fréquentation des œuvres notamment en salle, privilégie la notion de projet collectif et individuel en prenant en compte la culture des élèves et les différentes formes du cinéma et de l'audiovisuel dans le monde d'aujourd'hui.
    Cet enseignement partenarial est assuré par une équipe pédagogique associant des enseignants de plusieurs disciplines ayant reçu une formation en cinéma et audiovisuel. Ces enseignants travaillent en relation étroite avec la ou les structures culturelles partenaires (salles de cinéma notamment) et un ou plusieurs intervenants professionnels (réalisateurs, scénaristes, monteurs, ingénieurs du son, etc.). Le croisement des approches et des compétences, la dimension partenariale, l'ouverture active sur le monde du cinéma et de l'audiovisuel sont constitutifs de cet enseignement. La rencontre avec des professionnels (réalisateurs, scénaristes, acteurs, techniciens, exploitants, etc.) dans les établissements scolaires et sur leurs lieux de travail, la visite de lieux culturels (salle de cinéma, studio de tournage et d'enregistrement, ateliers de décor, salles de montage, etc.), la fréquentation des œuvres cinématographiques en salle sur grand écran et dans leur format originel sont essentielles dans cette formation.
    Cette démarche d'ouverture concerne à la fois les relations avec les autres domaines artistiques et celles avec les autres disciplines enseignées au lycée. Il s'agit ainsi de développer des approches croisées, d'instaurer une véritable interdisciplinarité, de multiplier les relations entre l'enseignement et la création tout comme entre l'École et les lieux de la vie artistique et culturelle. Les équipes pédagogiques veilleront à utiliser au mieux, de façon continue ou ponctuelle, l'ensemble des ressources offertes par l'environnement et le calendrier des manifestations : institutions, festivals divers, spectacles, expositions, présence locale de professionnels.
    Cet enseignement repose sur une articulation étroite entre pratique artistique et approche culturelle. Pour les élèves qui ont choisi le cinéma-audiovisuel en option facultative, il vise les objectifs suivants :
    - acquérir les principales notions théoriques et pratiques en matière d'images et de sons ;
    - s'approprier des méthodes et pratiques d'écriture en images et en sons ;
    - découvrir et comprendre deux notions essentielles :
    . la représentation cinématographique et audiovisuelle,
    . le point de vue ; cette notion doit être étudiée dans ses différentes acceptions, étroitement liées : position de la caméra et point de « vision », focalisation (point de vue, point d'écoute) et construction cognitive du récit, parti pris et regard du réalisateur ;
    - construire une culture cinématographique et audiovisuelle, repérer les principaux genres et les formes, les grands courants, découvrir quelques auteurs importants ;
    - identifier et comprendre quelques-uns des enjeux majeurs (sociaux, économiques et politiques) du cinéma et de l'audiovisuel aujourd'hui ;
    - comprendre et apprécier la dimension esthétique du cinéma et les relations qu'il entretient avec les autres arts ;
    - développer le regard et la réflexion critiques face aux œuvres cinématographiques et audiovisuelles.


    Programme


    Compétences de référence pour l'ensemble du cycle terminal


    En première puis en terminale, l'enseignement s'articule autour de dominantes annuelles qui forment un ensemble complet, progressif et cohérent. La notion de plan qui a fait l'objet d'une étude spécifique dans le cadre de l'enseignement facultatif en classe de seconde est reprise et approfondie au cours du cycle. La représentation du réel constitue le cadre de travail de la classe de première, la terminale aborde les questions liées à la fiction ; les élèves découvrent ainsi le champ du cinéma et de l'audiovisuel dans leur globalité.
    En première comme en terminale, c'est la question essentielle du point de vue qui permet d'interroger les champs cinématographique et audiovisuel. Cette notion est à entendre comme l'ensemble des choix et partis pris - artistiques, techniques, politiques, sociologiques, etc. - retenus par un auteur pour traiter son sujet. Á partir des œuvres cinématographiques ou des productions audiovisuelles étudiées, puis de ses propres réalisations ou de celles de ses camarades, l'élève apprend à lire, à analyser et à confronter la diversité des regards. Cette approche analytique et critique lui permet de consolider ses acquis en matière de langage, d'apprécier les différentes approches du réel et les spécificités de l'écriture de fiction. De la même manière, l'expérience de la pratique constitue à la fois une phase d'apprentissage des outils, de la mise en scène, et une appropriation progressive des différents modes de représentation.
    Tout au long du cycle terminal, l'élève développe des compétences d'ordre artistique et culturel, technique et méthodologique. En réalité imbriquées, ces compétences sont distinguées pour guider la construction des apprentissages et l'évaluation, pour aider les élèves à prendre conscience du chemin parcouru ainsi que des objectifs à atteindre.
    Compétences artistiques et culturelles
    L'élève est capable :
    - de situer, reconnaître et confronter les grands courants et les principales démarches d'écriture liées à la représentation du réel et de les illustrer par quelques exemples d'œuvres d'auteurs majeurs ;
    - de réinvestir dans sa pratique de réalisation personnelle les principales formes et démarches d'écriture liées à la représentation du réel ;
    - de situer et reconnaître les grands courants, les principaux genres et formes de la fiction illustrés par les œuvres de quelques auteurs majeurs ;
    - de repérer et de définir les principales formes d'expression d'un point de vue dans les œuvres de fiction et de les lier à des choix techniques et des démarches particulières de réalisation ;
    - de prendre conscience des acquis relatifs au point de vue, tant en matière de documentaire que de fiction, puis de les réinvestir dans sa pratique de réalisation personnelle ;
    - d'affirmer et de défendre ses choix de réalisation et son point de vue à la fois dans son projet personnel et dans sa participation à un projet collectif ;
    - d'avoir une démarche active de spectateur, de s'informer et de choisir parmi les propositions culturelles de son environnement, de savoir justifier ses choix et de mesurer la complexité de production et de diffusion du cinéma et de l'audiovisuel ;
    - d'élargir ses compétences en matière de cinéma et d'audiovisuel à l'histoire des arts, à d'autres champs artistiques qui mettent particulièrement en lumière la question de l'auteur et de ses choix.
    Compétences techniques et méthodologiques
    L'élève est capable :
    - de percevoir les spécificités d'approche de la représentation du réel et de la fiction ;
    - de choisir et d'utiliser avec pertinence les outils techniques de tournage, de montage et de mixage qui servent le mieux sa démarche de réalisation et la mise en valeur de ses partis pris artistiques ;
    - de mener à son terme, à partir d'un point de vue argumenté, une courte réalisation qui corresponde à un projet initial clairement exprimé, ce travail pouvant être personnel ou collectif ;
    - de travailler seul et en équipe ;
    - de tirer profit du regard extérieur et de l'utiliser pour enrichir et faire évoluer son projet ;
    - d'affirmer et de défendre son point de vue et ses partis pris d'écriture ;
    - de développer une démarche d'analyse critique tant face aux productions professionnelles que face à son propre travail ou à celui du groupe.
    Évaluation des acquis des élèves
    Les compétences présentées ci-dessus aident à déterminer les critères de l'évaluation. Celle-ci obéit aux grands principes suivants.
    - Elle porte sur les différentes étapes d'un projet de pratique artistique : exercices, écriture, réalisation, en appréciant :
    . la pertinence des choix esthétiques et techniques ;
    . l'appropriation des connaissances acquises dans l'analyse des œuvres comme dans la réalisation ;
    . l'implication de l'élève dans l'équipe et son aptitude à occuper un ou des postes de travail.
    - Elle prend en compte la capacité de l'élève à affirmer et à défendre son point de vue, ses partis pris d'écriture et de réalisation. C'est ce discours critique qui fait l'objet de l'évaluation et non les productions de l'année. Le carnet de bord, obligatoire en terminale et initié précédemment, est l'un des outils qui permettent à l'élève de construire progressivement ce regard critique.


    Contenus

    Classe de première


    Dominante annuelle : la représentation du réel


    En classe de première, les approches pratiques et culturelles prennent pour objet la représentation du « réel », tant dans le documentaire que dans la fiction, dans la diversité des sujets, des durées, des traitements, des supports. On entend par représentation du réel la construction et la recréation d'une réalité observée et donnée à voir à travers le point de vue d'un auteur. On s'attache plus particulièrement aux formes relevant de l'artistique sans exclure la confrontation avec des formes relevant de la communication au travers notamment du reportage télévisé. On aborde également les représentations fictionnalisées du réel : documentaire fictionnalisé, fiction documentée.
    Le projet de l'année est centré sur une problématique définie par l'équipe permettant d'éclairer l'enjeu essentiel de la représentation du réel, à savoir la libre affirmation d'un point de vue documenté et argumenté. Il s'agit, dans un va-et-vient permanent entre pratique, analyse et fréquentation des œuvres, de conduire l'élève à repérer quelques modèles dominants dans les domaines du documentaire et de la fiction, à identifier la part de liberté de celui qui filme face à la prégnance de certains codes et à la force des imaginaires sociaux, à réfléchir enfin sur les liens complexes et ambigus entre réel et réel filmé, entre réel et fictif.
    Ce travail approfondi sur la notion de représentation du réel permet à l'élève de comprendre que la réalité filmée est :
    - transformée par l'ensemble des choix du réalisateur et des impératifs de commande et de production ;
    - donnée à voir et à entendre dans une dimension nouvelle qui révèle au spectateur et la réalité représentée et le regard porté sur cette réalité.
    La pratique artistique
    La pratique artistique inscrit le projet de l'élève dans le cadre de la problématique et des pistes retenues par l'équipe. Ce projet est mené à bien individuellement ou collectivement.
    Á partir d'investigations, d'exercices progressifs d'écriture et d'expérimentations formelles, l'élève prend conscience de la diversité des styles, des traitements, des formes, des points de vue dans la représentation du réel. Il comprend qu'un film se définit par son « projet » plutôt que par son « sujet ». Les projets individuels et/ou collectifs des élèves aboutissent à des formes achevées aussi variées que possible qui donnent lieu, dans la mesure du possible, à présentation « publique », débat critique et réflexion comparative.
    Á titre d'exemples, on peut suggérer, pour les exercices, les pistes suivantes :
    - traiter un même thème selon différentes techniques ;
    - aborder un même sujet selon différents points de vue ;
    - mettre en œuvre une même technique pour traiter différents sujets ;
    - aborder la construction du réel par la question et le traitement du son : le son comme élément, effet de réel ou au contraire comme élément d'écart, de contrepoint à cette représentation ;
    - procéder à différents montages d'une même matière première.
    L'approche culturelle
    Qu'elle concerne le cinéma ou l'audiovisuel, l'approche culturelle vise à éclairer les pistes retenues pour le projet pédagogique de l'équipe. Elle dresse un panorama évolutif du « réel filmé » depuis les premières « vues » des frères Lumière jusqu'au documentaire contemporain, en abordant les grands courants et les auteurs les plus représentatifs (R. Depardon, R. Flaherty, J. Ivens, C. Marker, J. Rouch, Y. Pelechian, R Wiseman, etc.) ainsi que les œuvres audiovisuelles, qu'il s'agisse de séries, de collections (« Palettes », « Un siècle d'écrivains », « Striptease », etc.) ou de productions unitaires (Lettre pour L de R. Goupil, Le Pays des sourds de N. Philibert, Sud de C. Ackerman, Mémoires d'immigrés de Y. Benghighi, Coûte que coûte de C. Simon, etc.).
    Pour illustrer et approfondir la problématique choisie, elle s'attache à mettre en évidence, par exemple :
    - les rapports variés du réel et de la fiction : depuis l'intrusion du réel dans la fiction (la séquence de la pêche au thon dans Stromboli de R. Rossellini, le « cinéma vérité » dans les années soixante, etc.) jusqu'à la fiction documentarisée (Riff-raff de K. Loach, Ressources humaines de L. Cantet, etc.) ;
    - le son dans la construction du réel en évoquant plus particulièrement un moment de l'histoire du cinéma, le passage du « muet au parlant » ; les rapports du sonore et de la profondeur de champ ;
    - la distinction entre personne et personnage dans la représentation du réel (Le Voleur de bicyclette de V. de Sica, Moi, un noir de J. Rouch, L'Enfance nue de M. Pialat, Portraits d'A. Cavalier) ;
    - les modes de présence du réalisateur dans les images du réel (A. Cavalier, J. Van Der Keuken, A. Varda, etc.) ;
    - la question du témoin et de la preuve par l'image (C. Lanzmann, etc.) ;
    - les démarches de manipulation du réel (dans certains montages d'archives, reportages et actualités télévisées, etc.).
    L'approche culturelle permet également d'étudier les liens de cause à effet qui existent entre les modes de représentation du réel et :
    - les outils de tournage ;
    - les dispositifs de production ;
    - les espaces de diffusion (diffusion télévisuelle de réalisations filmiques, cinéscopage d'images vidéo, etc.).
    L'approche culturelle et l'expérience d'une pratique artistique pourront conduire à s'interroger sur la vision du monde en jeu dans les différents documentaires étudiés mais aussi à découvrir des textes théoriques sur l'art, des écrits d'artistes pour approfondir les connaissances et réfléchir au statut de l'art, des images et des sons dans la société : cinéma, télévision et nouveaux médias, art vidéo, nouvelles images. Les relations entre art et techniques constituent également un champ d'investigation intéressant pour les élèves : la facilité d'utilisation des nouveaux outils de tournage et de montage, la facilité également des manipulations numériques par exemple, constituent de nouvelles pistes pour interroger la représentation du réel.


    Classe terminale


    Dominante annuelle : la fiction et la question du point de vue


    En classe terminale, les approches pratiques et culturelles prennent pour objet la représentation de la fiction à partir d'un axe prioritaire, la notion de « point de vue ».
    Tant pour l'approche pratique que pour l'approche culturelle, le programme de la classe terminale s'organise autour de la question des liens indissociables entre écriture fictionnelle et construction d'un point de vue, dans les différentes acceptions définies précédemment. Ce programme prolonge la réflexion amorcée en classe de première sur la représentation du réel et l'importance d'un point de vue dans cette représentation. Á ce stade, il est important d'inviter les élèves à réfléchir au caractère spécifique de l'écriture fictionnelle cinématographique, par rapport notamment à l'écriture audiovisuelle. La variété des genres et des formes de la fiction, son évolution au cours de l'histoire du cinéma et de la télévision, ses liens avec le monde artistique et technologique contemporain comme avec le contexte politique et économique constituent les principaux axes d'étude. On s'attache essentiellement aux formes fictionnelles relevant de l'artistique, sans exclure pour autant une approche comparative et raisonnée des productions audiovisuelles qui relèvent plus d'une logique de communication ou qui obéissent davantage à des règles de formatage.
    L'ensemble du travail s'appuie sur la ou les thématique(s) annuelle(s) définie(s) par l'équipe partenariale. Il permet à l'élève de construire un projet personnel inscrit dans la dynamique collective et dans le respect des formes définies pour l'évaluation au baccalauréat. La notion de projet personnel de l'élève au sein du groupe est primordiale.
    Chaque élève constitue ainsi progressivement un dossier comprenant :
    - un carnet de bord intégrant des recherches et des éléments d'analyse en relation avec les différents points abordés durant l'année ;
    - une ou plusieurs réalisations (exercices, essais, formes abouties).
    La pratique artistique
    La pratique artistique permet aux élèves d'expérimenter des modes d'écriture, des styles, et des supports variés. Ils apprennent ainsi à construire un point de vue, en faisant varier des paramètres de mise en scène et de tonalité à partir d'un même sujet, par exemple :
    - filmer une même situation à plusieurs personnages en variant les points de vue sur l'action (place de la caméra, focalisation, hiérarchie des personnages) ;
    - monter différemment le même ensemble de rushes (image et/ou son) pour construire des sens différents ;
    - construire à partir d'un espace réel un espace cinématographique déterminé par des choix de filmage (point, focale et profondeur de champ, format, cadrage, lumière, son, etc.) et de montage ;
    - se réapproprier le matériau d'un reportage ou d'un documentaire pour le transformer en film de fiction ; identifier la nature des choix et changements opérés dans la matière sonore et son traitement ;
    - exercer son point de vue dans le cadre codé d'un film de genre ou de commande, détourner une contrainte ;
    - réaliser des variations à partir de la scénarisation de textes au statut divers (littéraires ou autres).
    Les formes les plus élaborées de réalisation sont intégrées au projet de l'élève et prises en compte pour le baccalauréat. Elles font appel à des démarches rigoureuses mises en œuvre sur des formes courtes en relation avec le ou les thèmes de l'année : recherche du sujet, écriture du synopsis, différentes étapes du scénario, préparation et mise en scène du tournage, dérushage, montage image et son.
    Dans ce travail, l'élève expérimente l'importance du point de vue dans :
    - la construction d'un monde par l'organisation de l'espace et du temps (choix de cadres, de lumières, de sons - composantes de la matière sonore, travail sur l'imagerie auditive, etc.), la caractérisation des personnages, la création d'une tension dramatique (alternance de temps forts et temps faibles, rythmes d'écriture, ellipses) ;
    - la mise en place d'un rapport d'identification ou de distanciation au monde et aux personnages de la fiction ;
    - les modalités de la narration (narrateur personnage ou omniscient, voix off) ;
    - la progression de l'intrigue (choix des épisodes, rythme, ellipse) et les partis pris de dénouement qui aboutissent à refermer ou ouvrir l'histoire.
    L'approche culturelle
    L'approche culturelle permet d'identifier, de classer et de distinguer les caractéristiques de la fiction cinématographique et audiovisuelle. Elle est l'occasion de replacer les œuvres dans leur cadre historique en les situant par rapport aux courants et ruptures esthétiques les plus marquants de l'histoire du cinéma et de l'audiovisuel. Les thèmes définis pour l'année par l'équipe pédagogique sont mis en perspective dans un contexte plus vaste et éclairés par des analyses d'œuvres qui mettent en évidence l'importance de la notion de point de vue et les choix qu'elle induit.
    Quelques pistes thématiques possibles :
    - un genre reconnu : le film d'aventure, le film musical, le film de science-fiction, le film policier, le thriller, le mélodrame, la comédie, le péplum, le western ;
    - une forme ou un support particulier : le court-métrage, le cinéma d'animation, les genres télévisuels narratifs, les films de commande (publicité, campagnes institutionnelles) ;
    - une question ou une problématique ; par exemple : lumière et couleur (chez C. Dreyer, M. Antonioni, J. Demy, J. Jarmusch) ; l'enfant-acteur (dans Le Kid, Jeux interdits, Les Contrebandiers du Moonfleet, Les Quatre Cents Coups, etc.) ; la représentation de l'artiste dans la fiction (Mozart par M. Forman, Molière par A. Mnouchkine, Van Gogh par M. Pialat, etc.) ; le personnage et la direction d'acteur dans le cinéma de la Nouvelle Vague, etc.
    L'approche culturelle permet également d'aborder, en fonction des thèmes choisis, des projets des élèves, et des ressources de l'environnement culturel, l'ouverture sur les modes de production et de diffusion de la fiction (cinéma, télévision, internet), l'incidence de l'esthétique et des codes des séries sur certaines formes cinématographiques, le travail sur les marges de la fiction (cinéma expérimental, formes hybrides), les liens entre démarches de création et nouvelles technologies. La fin du cycle terminal est également particulièrement propice à une sensibilisation aux différents métiers et formations dans le cinéma et l'audiovisuel.
    L'approche culturelle a également vocation à souligner la cohérence des apprentissages dans le domaine du cinéma en abordant les liens entre la fiction et le réel mais aussi et plus largement avec les autres domaines artistiques et les autres disciplines enseignées au lycée. On pourra par exemple approfondir les liens entre roman et cinéma ou théâtre et cinéma dans le cadre de l'adaptation, dans la construction d'un point de vue ou dans le travail de caractérisation des personnages, de mise en scène et de direction d'acteurs. De la même manière, on pourra aborder la question du « point de vue » dans la peinture, dans l'opéra, dans les documents d'histoire, ou encore travailler sur les liens entre cinéma et musique.
    Dans tous les cas, l'utilisation des Tice permet aux élèves d'aller plus loin non seulement dans leurs recherches documentaires et la présentation qu'ils peuvent en faire (sites internet, DVD, cédéroms) mais aussi dans l'exploration de nouvelles démarches créatives et formes artistiques jusqu'ici peu ou pas abordées (scénarii interactifs, écriture multimédia, jeux sonores et plastiques).

     

     

  • FESTIVAL DE CINEMA EUROPEEN DES ARCS - par guillaumedeheuvels le 08/09/2011 @ 22:37 :
    Festival de Cinéma Européen des Arcs
    10 au 17 décembre 2011 à Bourg Saint Maurice - Les Arcs
     
     
     
     

    Du 10 au 17 décembre 2011 se tiendra la troisième édition du Festival de Cinéma Européen des Arcs à Bourg Saint Maurice – Les Arcs.

    Créé en 2009, le festival a pour vocation de promouvoir et développer le cinéma européen en proposant une sélection riche et diversifiée élaborée par Frédéric Boyer (délégué général de la Quinzaine des Réalisateurs de 2009 à 2011) ainsi que des événements professionnels. En version sous-titrée français et anglais, les projections s’accompagnent de rencontres et de débats avec les équipes des films.
     

     

     
     
    Environ 60 films européens, regroupant tous les genres, sont programmés à travers 6 sections :
    -         La Compétition, qui regroupe tant les derniers opus de réalisateurs reconnus que les premiers films de cinéastes à venir.
    -         Le Panorama propose des films européens encensés par la critique, le public et les académies nationales mais n’ayant jamais été distribués en France. Il s’agit ainsi de s’ouvrir à nos voisins européens et montrer ce qui plaît au-delà de nos frontières.
    -         Le Focus : après la Hongrie et le Danemark, le festival rendra cette année hommage au cinéma italien. Entre patrimoine cinématographique et création contemporaine, ce cinéma percute par sa beauté, son originalité et son engagement.
    -         Les Avant-Premières : 6 beaux succès à venir du cinéma européen sont présentés en première nationale.
    -         Le programme Jeunesse : des projections à destination des scolaires de la maternelle au lycée, en collaboration avec l’Inspection Académique de Savoie.
    -         Les Films d’Ecoles : les courts-métrages de certaines des plus prestigieuses écoles de cinéma européennes, présentés par leurs jeunes auteurs en cours de cursus.
     
    La programmation complète et la composition du Jury seront dévoilées courant octobre.
     
    Ouvert et accessible à tous, le Festival de Cinéma Européen des Arcs se veut un événement convivial où le chacun peut découvrir d’autres formes d’expressions cinématographiques, s’ouvrir aux diverses cultures européennes par le biais de la culture, rencontrer les professionnels qui inventent le cinéma d’aujourd’hui et de demain.
     
    Cette année le festival propose un accompagnement pour l’organisation des séjours: hébergement à tarifs préférentiels (en résidence ou en centre agréé), transport, pass festival, forfait de ski, espaces pédagogiques (masterclasses, mise à disposition de lieux pour des cours sur place…).
     
    Pour plus d’informations sur les modalités d’accueil et pour suivre les actions mises en place à destination des scolaires, rendez-vous sur la page :http://www.lesarcs-filmfest.com/2011/venir-aux-arcs/?p=Scolaires
    .
     
     
  • Sections cinéma Académie de grenoble - par guillaumedeheuvels le 14/10/2010 @ 12:44 :

     

    Option Première et Terminale
    Cinéma-Audiovisuel

     

     

    Ardèche

    public

     

    0070003R

    LPO Marcel Gimond, Aubenas

    Drôme

    public

     LGT Boissy d'Anglas, Annonay

    0260035X

    LG Camille Vernet, Valence

    Isère

    public

    LPO Grésivaudan Meylan

    0380081G

    LPO Vienne St Romain en Gal, St Romain en Gal

    0382440W

    LPO Léonard de Vinci, Villefontaine

    privé

     

    0381660Y

    LG Privé Sainte Cécile, La Cote St-André

    Savoie

    public

     

    0731248K

    LGT Louis Armand, Chambéry

    Haute-Savoie

    public

     

    0740005D

    LGT Gabriel Fauré, Annecy

    0741418P

    LGT Charles Baudelaire, Cran Gevrier

    0740009H

    LPO des Glières, Annemasse

    privé

     

    0740099F

    LG Privé Saint Joseph - Thônes

     

  • Sitographie cinéma-audiovisuel - par guillaumedeheuvels le 14/10/2010 @ 12:39 :


    • Un lien vers LE QUAI DES IMAGES


    • Le Centre Audio Visuel à Grenoble
    • Le programme de
    CinéVilleneuve

    • Le Lux scène nationale de Valence
    • Le
    site-image, géré par le lux

    Vous envisagez d'utiliser les dispositifs « École et cinéma », « Collège au cinéma », « Lycéens au cinéma » ? Vous y trouverez sur le site du lux les films sélectionnés pour l'année 2009-2010, des informations sur les acteurs impliqués et les procédures à suivre. Toutes les informations sur les enseignements obligatoires ou facultatifs cinéma-audiovisuel y sont aussi. Et une importante base de données, constituée à ce jour de 284 fiches d'analyse de films et 246 fiches auteurs-réalisateurs, est parfois assortie de comptes-rendus d'expériences pédagogiques qui peuvent donner des idées. Utiles aussi une bibliographie et des références de DVD sur l'enseignement du cinéma, un lexique des termes de base de la technique cinématographique, et une série de liens internet pour prolonger la navigation. L'outil est donc précieux pour qui veut entreprendre un travail un peu fouillé sur l'image cinématographique avec ses élèves.

    Lux détient une vidéothèque (à consulter sur place) et un important centre de documentation consacré au cinéma et à l'image, ressources réservées aux adhérents et aux enseignants des établissements jumelés, - qui commencent à être assez nombreux sur le bassin - . Sur demande, des acquisitions peuvent encore venir l'enrichir. Pour l'usage de ces ressources, contacter au Lux Nathalie Hettler, 04 75 82 44 15
     

     


     


     

     


     


    Education.gouv : http://www.education.gouv.fr/arts/cinema.htm

    L'éducation au cinéma une initiation à la culture de l'image sur le site Eduscol
    http://eduscol.education.fr/cinema

    Le portail interministériel d'information pour l'éducation artistique et culturelle
    www.education.arts.culture.fr

    Le centre national de la cinématographie
    www.cnc.fr

    Le fonds CNC - Images de la culture
    http://prep-cncfr.seevia.com/idc/

    École nationale supérieure des métiers de l'image et du son
    www.lafemis.fr/

    École nationale supérieure Louis Lumière
    www.ens-louis-lumiere.fr/

    Le guide "Les métiers du cinéma et de l'audiovisuel"
    www.onisep.fr
    Le site de l’AcrirA :
    http://www.acrira.org/, et son bulletin

    Collège au cinéma Ardèche sur le site d’Ardécol :
    http://ardecol-v2.inforoutes-ardeche.fr/collegecinema/

    Collège au cinéma Drôme sur le site du CDDP de la Drôme :
    www.crdp.ac-grenoble.fr/cddp26/collegecinema/

    Collège au cinéma Isère sur le site de l’académie de Grenoble :
    www.ac-grenoble.fr/educationartistique.isere/spip.php?rubrique49
    Le site disciplinaire cinéma-Audiovisuel de l’académie de Grenoble :
    www.ac-grenoble.fr/audiovisuel/

    Le site des sections cinéma de l’académie : « La petite fabrique de l’image et du son»
    http://www.audiocinemacademiedegrenoble.unblog.fr
    • Un site interactif : http://www.pianographique.com/mix/
    Les sites pédagogiques de Zéro de conduite
    http://www.zerodeconduite.net/sitespedagogiques.php
     

     


     


     

     


     


     

     


     


     

     

     


     

     

  • Enseignement exploration Seconde (arts visuels, arts du son) - par guillaumedeheuvels le 14/10/2010 @ 12:05 :

     

    Bulletin officiel spécial n° 4 du 29 avril 2010

    © Ministère de l'Éducation nationale > www.education.gouv.fr

    PROGRAMME DE CRÉATION ET ACTIVITÉS ARTISTIQUES EN CLASSE DE SECONDE GÉNÉRALE ET TECHNOLOGIQUE

    Arts visuels, Arts du son


     

    Enseignement d’exploration

    Préambule général

    Les arts occupent incontestablement une place singulière au coeur de la société contemporaine. Transmettre les oeuvres reçues en héritage, créer celles qui aujourd’hui parlent de l’homme et des sociétés, diffuser le plus largement possible les unes et les autres génèrent de nombreuses activités riches d’enjeux économiques, sociaux et professionnels.

    Qu’il s’agisse de transmettre une culture, de valoriser un héritage ou de promouvoir la création, le monde

    contemporain a multiplié et professionnalisé les opérateurs. Écoles, musées, expositions, spectacles, festivals maillent ainsi l’environnement de chacun et rythment le calendrier de la vie culturelle.

    Á l’instar du cinéma, d’autres arts, souvent plus anciens, ont favorisé le développement de véritables industries visant à en promouvoir les patrimoines comme les créations les plus récentes. Les liens tumultueux entre la liberté de la création, la nécessité de la transmission, l’exigence de l’économie des arts et du spectacle peuvent alors se lire comme les reflets d’une société en profonde mutation.

    Le développement des médias, dont l’Internet est un puissant vecteur, bouleverse le rapport aux oeuvres et à la création. L’écran d’ordinateur semble souvent le dernier horizon derrière lequel quasiment tout ce qui existe peut être consulté. Parallèlement, les technologies et la multitude d’outils de manipulation des matériaux (images, textes, sons, espace, etc.) engendrent de nouvelles pratiques culturelles, certaines relevant explicitement de la création artistique.

    Spectateurs, créateurs ou interprètes, la plupart des élèves abordent les années lycée forts de pratiques culturelles diversement construites. Consommateurs plus ou moins critiques de l’offre artistique, ils sont nombreux à s’essayer à la pratique d’un art au-delà de ce que le collège leur a apporté. Ils cherchent, découvrent, inventent leur relation à l’art, entre passivité consommatrice et recherche créative.

    A ce titre, tous les élèves peuvent profiter de cet enseignement d’exploration. Que leurs motivations s’appuient sur une pratique créative construite depuis plusieurs années ou qu’elles s’enracinent dans une curiosité naissante pour les oeuvres (à voir, à écouter ou encore à lire), tous doivent trouver au sein de l’enseignement proposé un enrichissement artistique et culturel apportant les compétences nécessaires à la construction d’un projet de formation relié à un horizon professionnel.

    Au titre de l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques », l’élève choisit un des quatre domaines proposés. Partant des pratiques culturelles, des interrogations et de la curiosité des élèves, celui-ci apporte des repères et outils de diverses natures permettant à l’élève :


     

    - d’identifier quelques grandes catégories d’activités et de métiers propres au domaine étudié ;

    • de poser quelques repères sur l’horizon de la formation supérieure ;

    • d’éclairer ses choix d’orientation en cycle terminal.

     

    Quel que soit le domaine proposé, le professeur définit un ou plusieurs questionnements qu’il met en relation avec un(e) ou plusieurs lieu(x)/situation(s) (un festival, un concert, un spectacle, une programmation annuelle, une exposition, un musée, une oeuvre dans un lieu, etc.), appartenant à l’environnement du lycée ou largement documenté(e) par l’Internet.

    Sur cette base et tenant compte des compétences comme des motivations des élèves, il propose un projet collectif dont la mise en oeuvre puis la réalisation engage à :


     

    - réfléchir aux réalités et enjeux de la ou des problématiques choisies ;

    - découvrir et connaître les conditions (matérielles, artistiques, professionnelles) qui permettent à la – ou les

    situation(s) de référence d’atteindre ses – ou leurs – objectifs.

    Confronté aux exigences du projet, l’élève est amené à interroger les professionnels comme à découvrir la très grande diversité des métiers de la culture et des arts. En retour, les découvertes effectuées, les réflexions partagées et les connaissances acquises nourrissent la réalisation du projet en cours. Celui-ci est également alimenté par la rencontre et l’étude de références artistiques et esthétiques représentatives du domaine d’enseignement choisi. La diversité de ces apports complémentaires enrichit la culture artistique de l’élève, notamment pour ce qui concerne les grandes oeuvres patrimoniales dont la connaissance est indispensable à la réussite d’études en ces domaines.

    Chaque projet tire parti des pratiques avérées des élèves. Lorsque certains ont une démarche de création ou d’interprétation adossée à un langage et à son vocabulaire, beaucoup d’autres développent une curiosité critique tirant parti de la richesse comme de l’accessibilité des oeuvres et de la création aujourd’hui. Toutes ces démarches personnelles relèvent de la pratique artistique et sont mobilisées par la réalisation du projet. Elles l’interpellent, le nourrissent et, en retour, s’en enrichissent par l’apport de nouvelles références et connaissances.

    Les technologies de l’information, de la création et de la communication sont mobilisées de différentes façons. Elles permettent d’accéder à de très nombreuses informations susceptibles de nourrir progressivement la réalisation du projet. Elles engagent par ailleurs à communiquer en ligne avec des professionnels dont les témoignages peuvent éclairer les recherches engagées par les élèves. Enfin, les outils d’édition et de création permettent, non seulement de structurer le travail entrepris et, souvent, d’en construire une présentation (outils de bureautique et de présentation multimédia), mais également de travailler sur les matériaux de l’art dans une visée pratique et créative (son, images fixes et animées).

    Au terme du projet – dont la finalité n’est pas d’aboutir à une forme présentable à un public extérieur –, l’élève aura confronté le sens d’un projet artistique aux contraintes et nécessités de sa mise en forme. Il aura acquis des connaissances lui permettant d’inscrire son intérêt pour les arts dans la réalité des pratiques culturelles contemporaines, de le référer à des métiers et d’évaluer les besoins de formation nécessaires à leur exercice.

    Il pourra alors choisir de poursuivre sa formation artistique au lycée, soit en suivant un enseignement artistique au choix en série L (arts plastiques, danse, cinéma-audiovisuel, cirque, histoire des arts, musique, théâtre), soit en profitant d’un enseignement facultatif art (arts plastiques, danse, cinéma-audiovisuel, histoire des arts, musique, théâtre) quelle que soit sa série de formation.

    Ainsi définis, les enseignements d’exploration « Création et activités artistiques » se distinguent clairement des enseignements artistiques facultatifs proposés dès la seconde. Lorsque ces derniers s’attachent à construire des compétences pratiques et culturelles dans un domaine circonscrit de la création artistique, les enseignements d’exploration « Création et activités artistiques » visent à inscrire les motivations, goûts et pratiques culturelles des élèves dans des contextes élargis couvrant aussi bien les parcours de formation que les champs sociaux, culturels et professionnels qui les animent. Ils deviennent ainsi capables de se repérer et s’orienter sur les terrains concrets de la poursuite d’étude comme de l’insertion professionnelle.

    Chaque enseignement d’exploration « Création et activités artistiques » est porté par un professeur habilité (cf. texte spécifique à chaque domaine). Celui-ci peut s’assurer le concours d’une équipe pluridisciplinaire enrichissant la définition, les contenus comme la mise en oeuvre du projet. En outre, la globalisation du volume horaire imparti à cet enseignement permet d’envisager des organisations originales au service des exigences particulières du projet mis en oeuvre.


     

    Bulletin officiel spécial n° 4 du 29 avril 2010

    © Ministère de l'Éducation nationale > www.education.gouv.fr 3 / 17

    ARTS VISUELS

    Enjeux et objectifs

    Les arts visuels produisent des objets artistiques essentiellement perçus par l’oeil du spectateur. Ils englobent ainsi principalement les arts plastiques (le dessin, la peinture, la sculpture et les nouveaux médias), le cinéma et la photographie, dans leurs diverses réalités (technique, économique et artistique). Ce champ élargi dépasse le cadre traditionnel des disciplines et vise à souligner leurs complémentarités et les échanges dynamiques qui les animent. Il explore toutes les dimensions de l’image, synchronique et diachronique, afin d’interroger une culture du visuel en phase avec ses manifestations les plus contemporaines.

    Les sources de production, de circulation et de création des images se sont complexifiées et diversifiées, conférant à celles-ci un rôle de plus en plus élaboré au sein de multiples réseaux d’écritures et de sens, qu’ils soient artistiques, de communication ou économiques. Aussi convient-il d’aborder les arts visuels non de manière segmentée mais transversale, afin de mieux suivre les nombreuses aventures des images, de leur conceptualisation à leur fabrication, de leur diffusion à leur relecture. Associant souplement une étude des langages, des formes et des motifs, du travail de l’artiste, cet enseignement d’exploration confronte les modèles et les enjeux esthétiques des images à la réalité de leur élaboration et perception dans le monde contemporain, afin de mieux cerner et appréhender la portée d’un geste créatif.

    Le travail de l’artiste mérite en particulier d’être resitué dans le cadre de l’univers de production qui le sous-tend et qui est souvent méconnu des élèves. Qu’il s’agisse de l’élaboration d’une peinture, d’une sculpture, d’un film ou d’une photographie, la découverte des métiers et des chaines de métiers associés aux arts visuels permet non seulement de poser une réflexion sur les contraintes matérielles et les exigences économiques de l’art, mais aussi de problématiser à différentes époques et pour différents systèmes de production la question de la fonction « auteur » d’une oeuvre. Parce qu’ils auront pris davantage conscience que le surgissement d’une création résulte de la convergence des apports de diverses données y compris professionnelles, les élèves seront en mesure de développer des compétences critiques, pratiques et exploratoires qui renouvelleront et aiguiseront leur plaisir esthétique. Ils accroîtront ainsi leur aptitude à formuler, à l’oral et à l’écrit, des jugements esthétiques et des interprétations fondées sur la réalité du travail artistique.

    Partant des motivations, des intérêts, des pratiques et de la curiosité des élèves pour le domaine de l’image,

    l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques - Arts visuels » propose un parcours au coeur de ces réalités. En étudiant les questions posées par la réalisation d’un ou plusieurs projets – dont plusieurs exemples sont présentés ci-dessous –, et en les confrontant à des situations professionnelles présentes dans l’environnement du lycée, l’élève découvre peu à peu les spécificités du domaine artistique qu’il explore. Il enrichit sa culture en étudiant des oeuvres, il s’essaie à des expériences de pratique artistique et s’initie à la diversité des compétences et des métiers qui animent au quotidien le domaine des arts visuels. Enfin, il identifie les parcours de formation qui, du lycée à l’enseignement supérieur, permettent d’y accéder.

    Les professeurs spécialisés d’arts plastiques, les professeurs d’ores et déjà responsables d’un enseignement de cinéma, les titulaires d’une certification complémentaire dans ce même domaine sont particulièrement habilités à mettre en oeuvre l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques - Arts visuels ». Dans tous les cas, le professeur en charge de l’enseignement peut s’assurer le concours d’une équipe pluridisciplinaire ou partenariale enrichissant la définition, les contenus comme la mise en oeuvre du projet.


     

    Compétences sollicitées et développées

    Les compétences mobilisées et développées constituent les points d’appui d’un parcours annuel d’exploration dans le domaine des arts visuels. Les principales d’entre elles, associant chacune capacités et connaissances, peuvent être ainsi formulées :


     

    - Compétences relatives à la culture personnelle :

    o Développer sa culture en s’ouvrant à des oeuvres patrimoniales ou à des créations dans le domaine des

    arts visuels.

    o Situer sa pratique, ses intérêts et ses goûts personnels.

    o Développer des compétences critiques pour renouveler et aiguiser le plaisir esthétique.

    o Accroître l’aptitude à formuler - à l’oral comme à l’écrit - des jugements esthétiques et des interprétations

    fondées sur la réalité du travail artistique observé.


     


     

    - Compétences relatives à la pratique artistique :

    o Développer, concevoir et réaliser un travail personnel lié à la production des images.

    o Choisir ses propres moyens d’expression.

    o Mettre en relation divers aspects des formes visuelles et artistiques.

    - Compétences relatives à la découverte des métiers de l’image :

    o Percevoir le niveau d’exigence des diverses activités artistiques requises par la mise en oeuvre des arts

    visuels et mettre cette prise de conscience au service d’un projet artistique et professionnel donné.

    o Identifier et situer la diversité des métiers contribuant aux arts visuels (y compris dans le domaine du

    journalisme spécialisé, de la gestion et du droit) et les parcours de formation qui y conduisent en se

    fondant sur le ou les projets mis en oeuvre et les lieux extérieurs observés.

    - Compétences transversales :

    o Etre capable de donner sens aux activités artistiques et d’en percevoir les enjeux humains, sociaux et

    économiques.

    o Apprendre à se projeter lucidement dans l’avenir.

    o Apprendre à mieux travailler en équipe et à s’ouvrir à autrui ainsi qu’au monde professionnel.


     

    Mise en oeuvre

    Le préambule aux quatre domaines (arts visuels, arts du son, arts du spectacle, patrimoines) présente la démarche générale présidant à la mise en oeuvre de l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques.

    • Arts visuels ». La définition puis la réalisation de chaque projet qui le constitue s’appuie sur le croisement d’une ou plusieurs questions avec un ou plusieurs lieux de création artistique.

       

    Les lieux de création artistique peuvent être, par exemple :

    - un musée,

    - une exposition,

    - une rétrospective d’un peintre ou d’un cinéaste,

    - un festival,

    - la projection d’une ou de plusieurs oeuvres cinématographiques,

    - un site multimédia,

    - un studio de montage,

    - l’atelier d’un photographe ou d’un plasticien,

    - la rencontre avec un technicien (chef opérateur, story boarder, etc.).

    Ces lieux permettent d’éclairer concrètement un certain nombre de questions touchant aux enjeux fondamentaux de l’image et de ses conséquences sur les différentes formes d’expression artistique :


     

    - identité et cohérence d’une oeuvre ou d’un geste artistique par delà des évolutions et des actualisations

    génériques différentes ;

    - signature d’un auteur - et ses différentes manifestations - lorsqu’elle s’inscrit dans le cadre d’un travail en

    équipe ;

    - circulation d’une forme ou d’un motif visuels ;

    - citation et intertextualité : le dialogue avec d’autres oeuvres ; les avatars et la transformation d’une image ;

    - composition plastique de l’image et force rhétorique ;

    • communication autour de la diffusion d’un film, d’une exposition, d’un artiste, etc.

       

    Les questionnements choisis seront alimentés par l’étude d’oeuvres, l’expérience pratique et la rencontre de différents intervenants et acteurs donnant vie à ces lieux et à ces moments de création.


     

    Exemples de contenus

    Associant étroitement un lieu ou une situation artistique singulière à un questionnement de référence, les propositions qui suivent sont de simples exemples illustrant les modalités de mise en oeuvre présentées ci-dessus. Les projets effectivement construits pourront largement s’en éloigner en fonction des occasions offertes par l’environnement du lycée. Tous relèveront cependant du même esprit.

    Si des parcours exploratoires peuvent être conçus à partir d’un lieu physiquement accessible, d’autres peuvent se construire par Internet, la documentation qui y est proposée comme les outils de communication qui y sont mis à disposition.


     

    Dans tous les cas, il est souhaitable que la relation partenariale avec l’établissement de référence s’inscrive dans une certaine durée, afin d’établir un dialogue fructueux – éventuellement par voie électronique – entre les élèves et les professionnels.


     

    Exemple 1

    . Lieu / situation L’atelier d’un photographe.

    Question Formes et motifs : la perspective et la profondeur de champ de l’image (comparaison peinture / photographie / cinéma).

    Réalisation Réalisation d’une série photographique et d’une mini exposition commentée et raisonnée.


     

    Exemple 2

    Lieu / situation Festival centré sur l’oeuvre d’un cinéaste.

    Question Interroger la cohérence d’une oeuvre cinématographique, la « politique

    d’un auteur ».

    Réalisation Réaliser un site mettant en valeur cette cohérence et proposant différents parcours et voyages dans les films.


     

    Exemple 3

    Lieu / situation Visite d’une école de cinéma ou d’une école d’art.

    Question Interroger la complémentarité des métiers de cinéma et la chaîne des

    intervenants qui contribue à la « fabrique » d’un film.

    Réalisation Réaliser un court métrage simple en partenariat avec les étudiants de cette école.


     

    Exemple 4

    Lieu / situation Distribution / promotion des films : découverte de métiers liés à

    l’économie du cinéma.

    Question Interroger le paratexte commercial d’un film et la communication autour de la sortie d’une oeuvre de cinéma.

    Réalisation Réaliser l’affiche du film (charte graphique, images, slogan).


     

    Exemple 5

    Lieu / situation

    L’atelier d’un artiste « indépendant » (plasticien, photographe…) :

    découverte d’une pratique artistique, de ses conditions et de ses composantes. Étude de ses liens avec la diffusion, l’exposition (galeries, circuits institutionnels des centres d’art), la presse spécialisée et la

    critique. Question Interroger le statut de l’artiste et les enjeux de sa production (esthétique,

    social, économique…). Les contraintes matérielles et morales de l’artiste producteur d’images ou de formes visuelles entre liberté d’expression et exigence morale.

    Réalisation Travail de production inspiré par l’artiste, choix d’une présentation et élaboration d’outils de diffusion (exposition, documentaire, écrits).


     

    Exemple 6

    Lieu observé/situation Critique d’art.

    Question Les lieux et les temps de l’écriture, la réalité de la commande, la diffusion, la formation initiale de l’auteur, les univers et options esthétiques de l’auteur. La réalité d’un travail intellectuel. Les lieux

    possibles d’exercice.

    Réalisation Une forme documentaire sur des supports et médiums variés. Un travail d’écriture.


     

    Exemple 7

    Lieu observé/situation Atelier de graphisme (BD, communication visuelle, etc.).

    Question Les enjeux professionnels, les univers esthétiques, les ressorts de l’image et ses principes rhétoriques dans le cadre de la communication visuelle ou dans l’illustration. La polyvalence des formations, l’emploi et la réalité de la technologie numérique, la réalité économique, les réseaux

    du marché.

    Réalisation Production visuelle de communication ; travail d’illustration.


     

    Exemple 8

    Lieu observé/situation Ateliers de créateurs d’art (verriers, orfèvre, etc.) ou de restaurateurs.

    Question La relation art/artisanat ; le statut de l’objet, entre décor et expression artistique ; la question des choix stylistiques. La restauration, la préservation des oeuvres. La matérialité des objets et les contraintes de

    fabrication. La production artisanale face à la production industrielle.

    Réalisation Production visuelle documentaire/ atelier de pratique et d’écriture.


     

    ARTS DU SON

    Enjeux et objectifs

    La période contemporaine ne cesse de renouveler notre rapport à l’environnement sonore et musical. Le son, sa qualité, son caractère, sa signature, semble y tenir un rôle croissant, pesant aussi bien sur les pratiques individuelles et amateurs que sur les activités des professionnels de la création et de la diffusion, toutes industries de la culture réunies. De l’acoustique des espaces (privés et publics) aux pratiques culturelles (circulation des oeuvres, écoute individuelle, édition audionumérique), une nouvelle sensibilité alliée à de nouvelles postures se fait jour. Ces évolutions irriguent également la création artistique.

    Que seraient un film, une mise en scène théâtrale ou encore une chorégraphie sans le son et sans la musique ? Les arts aujourd'hui, quels qu'ils soient, travaillent le sonore au bénéfice de leur projet. Mêmes les expositions – et les installations que l’on peut y croiser – s’en préoccupent fréquemment. Les oeuvres numériques et multimédia, quelles que soient leurs natures, l’intègrent dorénavant aux éléments indispensables de la création, tout en côtoyant des formes de diffusion de la musique plus traditionnelles. Enfin, le vaste domaine de la communication, qu’il s’agisse de documenter, d’informer ou de promouvoir, ne peut aujourd’hui concevoir son action sans une dimension sonore mûrement réfléchie et maîtrisée.

    La diversité des rôles et fonctions conférés au sonore par la société contemporaine a progressivement enrichi la palette des compétences et métiers nécessaires à leur mise en oeuvre. Tous ces métiers ont un point commun : ils s’adossent à une culture artistique solide et ouverte alliant sensibilité, expérience pratique et connaissances techniques et culturelles sur le son, la musique et les arts.

    Partant des intérêts des élèves pour le domaine du son et de leurs pratiques, l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques - Arts du son » propose un parcours de découverte et de réflexion sur ces réalités. En étudiant les questions posées par la réalisation d’un ou plusieurs projets, dont plusieurs exemples sont présentés ci-dessous, et en les confrontant à des situations professionnelles identifiées dans l’environnement du lycée, l’élève découvre peu à peu les ressorts d’un horizon qui l’attire comme la diversité des compétences et des métiers qui l’anime au quotidien. Enfin, il identifie les parcours de formation qui, du lycée à l’enseignement supérieur, permettent d’y accéder.

    Les professeurs spécialisés d’éducation musicale ou de musique sont habilités à mettre en oeuvre l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques - Arts du son ». En l’absence d’un tel profil au sein du lycée, ce dernier est engagé à se tourner vers les collèges voisins afin d’étudier avec eux la possibilité de solliciter un de leurs professeurs spécialisés pour conduire cet enseignement d’exploration. Dans tous les cas, le professeur en charge de l’enseignement peut s’assurer le concours d’une équipe pluridisciplinaire enrichissant la définition, les contenus comme la mise en oeuvre du projet.


     


     


     


     


     


     

    Compétences mobilisées et développées

    Les compétences mobilisées et développées donnent les points d’appui d’un parcours d’exploration dans le domaine des arts du son.


     

    Apprécier les réalités sonores, musicales et culturelles de son environnement.

    Identifier et situer quelques métiers du son, de la musique et du spectacle en référence au projet mis en

    oeuvre et au lieu extérieur observé.

    Prendre la mesure…

    o des compétences pratiques exigées dans le domaine du son et de la musique,

    o des compétences culturelles exigées dans le domaine du son, de la musique et des arts,

    o des parcours de formation à emprunter

    pour exercer une responsabilité professionnelle donnée.

    Situer et enrichir…

    o sa pratique et sa culture en référence aux différents domaines de la création artistique

    contemporaine,

    o ses intérêts et ses goûts personnels dans le champ des diverses activités qui animent la société dans

    le domaine du son, de la musique et de l’art (création, diffusion, valorisation, transmission, production,

    etc.)

    pour envisager un parcours de formation au lycée et au-delà.


     

    Mise en oeuvre

    Le préambule aux quatre domaines (arts visuels, arts du son, arts du spectacle, patrimoines) présente la démarche générale qui préside à l’enseignement d’exploration « Création et activités artistiques - Arts du son ». La définition puis la réalisation de chaque projet s’appuie sur le croisement d’un ou plusieurs questionnements avec un ou plusieurs lieux de référence. Les colonnes ci-dessous proposent une liste de lieux observables dans l’environnement culturel du lycée et un ensemble de questionnements de référence. Le professeur garde la responsabilité et la possibilité d’en définir d’autres au regard des spécificités du lieu d’observation auquel il décide d’adosser son projet d’enseignement.


     

    Questionnements

    Concernant les démarches et projets artistiques

    - Identité artistique et genres musicaux

    • Identité artistique et styles musicaux

    • Musiques d’hier / Musiques d’aujourd’hui

     

    Concernant les liens du sonore et de la

    musique aux autres arts


     

    - Son / musique / arts de la scène

    - Son / musique / multimédia / cinéma

    - Son / musique / arts plastiques /installations


     

    Concernant les artistes, leurs postures et

    leurs outils

    - Compositeur, créateur, interprète

    - Création, improvisation

    - Citation, collage, pastiche, transcription,

    arrangement, parodie, etc.

    - Création / home-studio / diffusion-

    Internet

    -Son, musicien, technologie

     

    Concernant les rapports du son et de la

    musique à l’environnement et à l’individu


     

    - Acoustique / amplification / couleur

    - Son / musique / physiologie / santé

    - Bruit / son / musique / environnement

    Concernant l’économie de la musique

    - Musique / droits / économie

    - Musique vivante / Musique enregistrée

    • Son / musique / coûts


     


     

    Lieux observables

    Lieu de spectacles musicaux

    Un concert

    • Une programmation

    • Un artiste en résidence

     

    Lieu de spectacles multi-arts (cinéma,théâtre, danse, etc.)


     

    - Un spectacle

    - Une programmation

    • Artiste en résidence


     

    FestivalMusée – Exposition Ecole spécialisée - conservatoire

    Studio radiophonique

    Studio d’enregistrement

    Scène de musique actuelle (SMAC)

    Lieu de culte

    Entreprise

    - Publicité

    - Multimédia

    - Techniques du son (microphone,

    casques, enceintes, etc.)

    - Bâtiment,

    - Automobile,


     

    Un lieu n'est jamais neutre. Il est investi par des professionnels qui y font vivre un projet naissant de situations particulières d'écoute, de création, de production, ou encore de recherche. Il est ainsi l'occasion pour les élèves de rencontrer les acteurs (des domaines artistiques, techniques, économiques, etc.) des activités diverses qui y sont menées.

    Chaque questionnement porte sur le sonore, aussi bien dans ses aspects esthétiques, stylistiques ou formels que dans ses rôles sociaux et économiques.

    Le croisement entre questionnement et expérience située (lieu d’observation choisi) alimente le va-et-vient qui se déploie entre les élèves, le professeur, le lieu extérieur et les professionnels rencontrés (aux parcours multiples et remplissant différents rôles). Il nourrit l’élaboration du projet à réaliser. Celui-ci, somme de projets individuels ou projet collectif, peut prendre des formes extrêmement différentes, allant du concert commenté (« concert-lecture ») à la réalisation d’un site Internet ou d’un blog sur un espace réservé du site de l’établissement. D’autres formes de réalisations documentaires sont envisageables, qu’il s’agisse d’un dossier imprimé, d’une exposition ou d’une présentation multimédia. Autant que possible, cette réalisation est valorisée au sein de la communauté scolaire, mais également auprès des partenaires du projet.

    Tout au long du travail mené, le professeur apporte des références artistiques, esthétiques et professionnelles indispensables à l’atteinte des objectifs poursuivis par cet enseignement. Il nourrit ses différentes étapes d’apports culturels et documentaires de diverses natures. OEuvres musicales, extraits de films, reportages, spectacles captés, interviews de professionnels ou encore textes critiques sont autant de points d’appui pour une démarche exploratoire et réflexive, inscrivant le projet en cours de réalisation et, à travers lui, chacun de ses acteurs, au coeur du monde artistique tel qu’il se présente aujourd’hui. Parallèlement, ces différents apports enrichissent une culture artistique et musicale, en particulier construite sur la connaissance des grandes oeuvres patrimoniales, et indispensable à la réussite d’études en ces domaines comme, plus tard, à l’excellence professionnelle à quelque niveau que ce soit.

    Chaque projet veille à mobiliser les pratiques musicales (instrumentales, vocales, d’écoute, multimédia) des élèves. Il les relie aux réflexions conduites, les mobilise pour les enrichir. Elles deviennent ainsi un des fondements du projet qui se réalise, lequel, s’il porte sur un lieu éclairé par des questionnements particuliers, reste alors relié aux pratiques musicales et culturelles de chacun.


     

    Exemples de contenus

    Si la plupart des exemples qui suivent s’appuient sur la proximité d’un lieu observable (visites, rencontres de ses acteurs), d’autres peuvent se construire par l’Internet. Dans ce cas (exemple 4 ci-dessous), si le réseau est un lieu de ressources documentaires, il devient aussi un objet d’étude et un outil de communication à part entière. Dans tous les cas, il est souhaitable de nouer une relation partenariale suivie avec le lieu de référence, celle-ci pouvant toujours faciliter un dialogue – éventuellement par voie électronique – entre les élèves et les professionnels.


     

    Exemple 1

    Le lieu observé est une institution culturelle portant une programmation annuelle multi-arts (cinéma, théâtre, danse, etc.). Il s’agit alors d’interroger les liens multiples qui relient le son et la musique à la scène et aux autres arts. Le travail mené permet par exemple de réaliser un dossier numérique relatant l’avancée des recherches, des découvertes, des rencontres, associant fiches documentaires et point de vue sur le lieu, son projet, ses spectacles, ses métiers, ses missions.


     

    Exemple 2

    Le lieu observé est une scène de musique actuelle (SMAC), lieu de diffusion et d’accompagnement des pratiques amateurs. Le questionnement porte sur les rapports du son et de la musique à l’individu (acoustique, amplification, couleur, enregistrement, physiologie, santé, etc.). La mise en oeuvre du projet vise à réaliser un dossier documentaire – ou une exposition – présentant les différentes fonctions du lieu observé, les services offerts, les besoins pouvant y être satisfaits, les compétences professionnelles qui en assurent le fonctionnement quotidien.


     

    Exemple 3

    Le lieu observé est un conservatoire - ou une école de musique - considéré comme lieu de ressource pour la culture. Le travail mené interroge cette fonction, notamment du point de vue des relations qu’y entretiennent les musiques d’hier et celles d’aujourd’hui, la diversité des styles et des genres musicaux. Il permet la construction progressive d’un concert associant lycée et conservatoire et dont le contenu réunit plusieurs esthétiques.


     

    Exemple 4

    Le lieu observé est un festival documenté par l’Internet, certains de ses organisateurs étant disponibles pour des échanges électroniques tout au long de la réalisation du projet. Le travail mené interroge l’identité artistique de l’événement et la façon dont les artistes programmés en sont le reflet. La réalisation (dossier, papier, site, etc.) définit l’ambition artistique d’un projet de festival. Elle identifie les responsabilités qui doivent être exercées par son équipe de direction et documente chacune d’entre elles.


     

    Exemple 5

    Le lieu observé est une entreprise (industrielle ou de service) dont la production intègre des préoccupations sur l’acoustique, l’environnement sonore, la diffusion ou encore la santé auditive. Le travail mené interroge les relations de l’individu à son environnement sonore, qu’elles soient choisies ou contraintes, et met en évidence comment, en miroir, cette relation influence la création musicale aujourd’hui. Sous forme de dossier (papier ou numérique et multimédia), la réalisation présente les enjeux et formes des préoccupations portant sur le sonore et la musique d’une entreprise donnée ; elle identifie les compétences professionnelles spécifiques qui y sont mobilisées.


     

    Exemple 6

    Le sonore et la musique accompagnent de nombreuses manières des rituels de tous ordres liés ou non à la pratique collective d’une religion. Dans le lieu observé, le questionnement porte sur la fonction du sonore et de la musique dans le déroulement du rituel (lien à la parole, marquage de moments importants, vecteur d’émotion et plus généralement rapport au sensible). Il porte aussi sur les liens entre la source du musical et son rapport au collectif, son niveau d’exigence qualitatif et le lien avec la musique écoutée en dehors de ce lieu. La réalisation peut prendre la forme d’un dossier (interviews croisées, étude historique comparative, fonctions plurielles du lieu, etc.).


     

    Exemple 7

    Le lieu observé est une radio locale (ou une antenne locale de Radio France). Le travail mené interroge les fonctions de ce média, ses objectifs (publics, nature de l’information, etc.) et ses contraintes (finances, organisations, droit, rayonnement), la place et le rôle qu’y occupe la musique (finalité ou moyen), son design sonore (jingle) et les choix techniques qui assurent son identité acoustique (compression, dynamique, etc.). Le projet vise la réalisation d’une émission en regard d’une station identifiée et s’attache aussi bien à son contenu qu’aux caractéristiques de sa mise en ondes.


     

    Exemple 8

    En résidence pour plusieurs mois au sein d’une structure de diffusion, un ensemble musical (orchestre symphonique, groupe de musique actuelle, auteur/compositeur/interprète, etc.) devient la référence du projet. Le travail mené interroge le fonctionnement de l’ensemble en résidence, sa structure, son organisation, son identité artistique, son équilibre économique comme la logique de sa résidence au sein de la structure d’accueil. La réalisation, sous la forme d’un dossier papier ou numérique, documente l’ensemble étudié et l’enrichit de la réalisation d’une interprétation – ou d’un arrangement – d’une référence de son répertoire.


     

    Exemple 9

    Le lieu observé repose sur le service communication d’une entreprise qui utilise le son et la musique pour valoriser ses produits, les faire connaître et les diffuser. Il s’agit alors d’interroger le pouvoir et les effets de la dimension sonore et musicale d’une politique marketing, de réfléchir aux façons dont l’acoustique, le sonore et la musique influent sur les comportements des individus dans une société de consommation, et de se demander comment, en miroir, cette même dimension sonore et musicale d’une politique marketing influence la création musicale aujourd’hui. La réalisation est nécessairement multimédia, associe images, sons et musiques, et témoigne de la capacité de l’écriture sonore à orienter la perception d’un message, notamment publicitaire.


     

    Exemple 10

    Le lieu observé présente des créations relevant des arts plastiques aujourd’hui (musée, lieu d’exposition, fond régional d’art contemporain [FRAC]). Le projet interroge la place et le rôle du son et de la musique, d’une part dans la création exposée (installations, événements, performance, happening), d’autre part au sein de la scénographie de l’exposition ou du musée. La réalisation vise la constitution d’un dossier (papier ou numérique et multimédia) présentant un projet de même nature, notamment au départ de la création des élèves du lycée en arts plastiques.


     


     

  • Cinema et philosophie - par guillaumedeheuvels le 20/09/2009 @ 23:21 :

    Compte-rendu de lecture

    Philosophie en séries

    de Thibaut de Saint Maurice

    éditions Ellipses

    2009

     

     

    Présentation de l’ouvrage

     

    L’auteur propose de montrer comment les grandes séries télévisées actuelles peuvent servir de point de départ à une réflexion philosophique. Il montre ainsi que l’on peut trouver dans des séries comme Desperate Housewives, 24 heures chrono, Prison Break, etc. des éléments et des situations qui permettent de saisir l’enjeu et la pertinence d’une question philosophique, relative au bonheur, à la recherche de la vérité, à la liberté. Ce livre repose sur l’idée d’associer aux grandes notions du programme de philosophie de Terminale une série populaire actuelle.

     

    L’idée de rapprocher des séries télé et de grands auteurs classiques du corpus philosophique est intéressante. Ces séries ne sont pas au premier abord des objets à forte valeur culturelle et se présentent souvent d’abord comme des divertissements. Lire entre les lignes de ces séries et voir entre les images apparaître de grandes problématiques philosophiques permet de donner à l’exercice du questionnement philosophique de nouveaux objets. La démarche de l’auteur s’apparente ainsi à une nouvelle tendance dans le champ de la recherche philosophique que l’on nomme la pop philosophie. Celle-ci, reprenant le défi du pop art, considère des objets culturels populaires comme la matière première d’une démarche philosophique. Cette tendance est bien développé aux USA où l’on trouve dans les rayons des librairies, des livres d’une même collection aux titres explicites : Le seigneur des anneaux et la philosophie, Les Simpsons et la philosophie, Friends et la philosophie, Seinfeld et la philosophie, Star Trek et la philosophie, etc.

    A la différence de cette collection, le livre de Thibault de Saint Maurice ne porte pas sur une série mais sur toutes les grandes séries actuelles, les plus regardées, semble-t-il. L’ouvrage est composé de 15 chapitres. Chaque chapitre porte sur une série télé différentes. Le premier et le dernier chapitre proposent une réflexion plus générale sur la démarche de l’auteur et sur le rapprochement entre séries télé et philosophie. Ce sont ces deux chapitres qui retiendront avant tout notre attention.

     

    Les chapitres suivent une même ligne directrice. Après une présentation générale de la série et de sa spécificité narrative (son histoire, sa trame et son intrigue), l’auteur renvoie à des questions et des auteurs philosophiques. L’idée sous-jacente de ce jeu de renvois qui font la première valeur de l’ouvrage est que certaines scènes permettent de mieux comprendre des idées philosophiques abstraites et parfois difficiles. Ainsi le chapitre consacré à la série Dr. House nous montre comment ce docteur et son équipe à la recherche du diagnostique correct suivent une série d’étapes qui rappellent le protocole expérimentale tel qu’il fut élaboré par Claude Bernard. Les intrigues multiples de Desperate Housewives illustrent les idées de Schopenhauer sur le caractère vain et illusoire du désir. Chercher à être heureux en satisfaisant tous ses désirs est une entreprise vouée à l’échec. Et les audaces cruelles de Jack Bauer de la série 24 heures chrono permettent de mettre en scène l’opposition centrale en philosophie morale entre une morale déontique, reposant sur des principes à valeur universelle, et une morale utilitariste, ou conséquentialiste, prenant en compte les conséquences d’un acte, pour évaluer sa moralité. Tous les chapitres n’associent pas une série à un auteur. Dans certains cas, comme pour la série Rome, l’analyse convoque des auteurs divers, Paul Ricoeur ou Hegel.

     

     

     

    Un double objectif

     

    Le livre s’ouvre sur un avant-propos intitulé Pilote, en référence au premier épisode d’une série. Dans ce court avant-propos, l’auteur nous raconte que l’idée de ce livre lui est venu en cherchant à rendre vivant un cours de philosophie, sur les rapports entre la raison et l’expérience. Pour capter l’attention des élèves, pour faire passer une idée difficile, illustrer cela par une scène d’une série télé a permis de rendre à nouveau le cours intéressant. Les élèves s’ennuyaient. Dès qu’on leur parle du Dr. House, ils ne s’ennuient plus. C’est presque trop beau ... :

    «Quelques sourires de connivence, ceux qui regardaient par la fenêtre reviennent dans la classe (…). Pas de doute : le cours est relancé, on progresse, je peux reprendre la lecture du texte et son analyse, ils ne lâcheront plus maintenant, jusqu’à la fin de l’heure…»(p. 7)

     

    Il s’agit donc, grâce à ce livre de faire de la philosophie autrement, de la rendre intéressante à un public peu enclin à suivre une démarche philosophique plus abstraite et plus académique. C’est là un but à lui seul essentiel. Le premier chapitre de l’ouvrage, intitulé Peut-on philosopher devant un écran de télévision ? traite directement de ce point. Mais l’auteur ajoute une autre visée à son propos : il s’agit aussi et en même temps de voir les séries télé autrement, y voir quelque chose de plus qu’un simple divertissement. Ce sera l’objet du dernier chapitre du livre intitulé Une série télévisée peut-elle être une oeuvre d’art ? Le coeur théorique de l’ouvrage nous semble être d’avoir lier l’un à l’autre ces deux objectifs :

     

    «Tel est le pari qui donne naissance à ce livre : philosopher autrement en regardant la télévision autrement. Les chapitres qui suivent obéissent donc à une double intention : se servir des séries pour illustrer la réflexion philosophique et en même temps mener une analyse critique des histoires qu’elles racontent et conduire, à travers elles, un authentique questionnement philosophique.» (p. 10)

     

    Faire de la philosophie autrement ou voir les séries autrement, ces deux objectifs ne se superposent pas exactement. Et chacun d’eux se confrontent à des difficultés propres.

     

     

     

    Faire de la philosophie autrement

     

    Une question essentielle demeure en suspens dans ce livre : les séries télé sont-elles un nouvel objet pour la philosophie ou une nouvelle méthode pour la philosophie ? Faire de la philosophie autrement est-ce se donner un nouvel objet ou adopter une nouvelle démarche menant à l’étude d’objets déjà classiques du discours philosophique ?

    Outre l’exemple de l’avant-propos rappelé ci-dessus, l’auteur dit peu de choses de cette hypothétique nouvelle méthode. S’il s’agit simplement d’une question de méthode et de pédagogie consistant à partir de ce que connaissent les élèves, il est probable que toutes ces références télévisuelles ne deviennent vite dépassées ou obsolètes. C’est ce qui est arrivé avec le film Matrix. Ce film évoquait de manière spectaculaire certaines grandes idées philosophiques sur la réalité et le monde. Pendant quelques temps c’était une référence commune aux professeurs et aux élèves. Mais aujourd’hui, le film date de 1999. Nos élèves de Terminale avaient donc 7 ou 8 ans et n’ont pas vu le film au cinéma ou s’ils l’ont vu, le sens philosophique du film leur a quelque peu échappé.

    Par ailleurs, les chapitres mettent en place un subtil dialogue entre ces séries et les grands textes philosophiques. Ce dialogue repose sur des rapprochements imaginatifs, pertinents et clairs. Mais cela donnera-t-il envie de lire les auteurs philosophiques évoqués ou de voir les séries analysées ? Ou les deux ? Quand un enseignant évoque une série dans son cours, qu’en déduisent les élèves ? Qu’il faut lire les philosophes pour comprendre les séries ? Ou bien que les séries peuvent nous dispenser de lire les philosophes ? C’est là une difficulté véritable : ce qui ne devait être qu’une médiation devient le point d’aboutissement.

    Il reste donc la possibilité de voir dans ces séries un nouvel objet philosophique. C’est là aussi un point que défend l’auteur dans le premier chapitre. Selon lui, ces séries sont «un formidable miroir de la vie» (p. 9). Elles mettent en scène un questionnement sur des valeurs et sur des représentations du monde. Et elles constituent «un grand réservoir d’expériences et de situations exemplaires auxquelles tout le monde peut facilement faire référence» (p. 9). Mais en voyant ces séries avant tout comme un réservoir de situations problématiques, les analyses menées dans les différents chapitres qui suivent tendent à privilégier ces situations elles-mêmes en laissant de côté la façon dont ces situations sont mises en images. L’histoire et l’intrigue sont privilégiées au détriment des choix esthétiques et formels.

     

     

     

    Voir les séries autrement

     

    C’est l’objet du dernier chapitre qui vise à montrer à quelles conditions on peut voir ces séries comme de véritables oeuvres d’art et non pas simplement comme des divertissements légers. La réponse consiste, en s’appuyant sur les concepts de Nelson Goodman, à déplacer la question en se demandant non pas ce qu’est une oeuvre d’art, puis à voir si les séries collent à cette définition, mais à se demander plutôt ce qui permet à ces séries de fonctionner comme des oeuvres d’art. La réponse de l’auteur est que ce qui permet à ces séries de fonctionner comme telles, c’est qu’on peut les trouver en DVD et donc qu’on peut les voir hors de leur contexte commercial:

     

    «Pour toutes ces raisons, il apparaît que c’est la publication en coffrets de DVD qui rend possible une authentique activation de ces objets comme de véritables oeuvres d’art audiovisuelles.» (p. 162)

     

    Cet argument nous apparaît peu convaincant dans la mesure où on peut trouver en coffrets DVD toutes les séries même celles qui datent des années 70, qui n’ont pas grand chose à voir avec celles d’aujourd’hui. Pourquoi les séries d’aujourd’hui sont-elles plus susceptibles d’un traitement philosophique que celles d’hier, elles aussi très célèbres, très populaires ? Par le passé certaines séries n’ont pas manqué elles aussi de susciter la réflexion philosophique : Star Trek, Le prisonnier et bien d’autres. L’auteur précise qu’il a limité son propos à des séries produites il y a moins de dix ans, car il s’agit là de séries «d’un genre nouveau» (p. 12). Malheureusement ce point crucial reste flou et l’auteur n’en dit pas plus sur ce genre nouveau.

     

    Il manque à ce livre une analyse de ce qui fait la spécificité de chacune de ses séries, outre leur trame narrative et leur intrigue. Ce qui nous semble faire défaut à ce livre c’est une véritable analyse de l’esthétique propre à ces séries. Rien n’est véritablement dit de ces séries hormis leur histoire et quelques anecdotes de tournages (les décors de Rome ont entièrement brûlés, cela entraînant l’arrêt de la série la plus chère de tous le temps). Même au niveau de l’histoire, aucune analyse n’est mené de la façon dont ces séries tissent leur trame narrative, créent des coups de théâtre, du suspens, etc. Pourtant toutes ces séries sont aussi fortes par les choix esthétiques qu’elles proposent.

     

    L’auteur termine son analyse en contre-balançant l’idée de Goodman par une autre idée, de Jerrold Levinson, selon laquelle un objet ne peut fonctionner comme oeuvre d’art que dans un certain contexte culturel. Finalement, il ne suffit pas d’avoir le coffret DVD. Il faut encore remettre ces oeuvres dans un certain contexte culturel:

     

    «Les séries fonctionnent d’autant plus comme des oeuvres d’art que leur public est capable de les recevoir dans la médiation d’un contexte culturel.» (p. 165)

     

    Outre le fait que cette idée crée une certaine ambiguïté dans l’analyse puisque le DVD a pour but de mettre entre parenthèse un certain contexte commercial, alors qu’un certain contexte culturel est nécessaire, malheureusement, rien n’est dit de ce contexte culturel. Peut-être une philosophie des séries télé devrait-elle proposer aussi une étude de ce contexte culturel ? Mais dans ce cas, les séries ne sont plus tant des objets esthétiques que des objets culturels.

     

     

     

    Laurent Bachler

    professeur de philosophie

    au lycée Vaugelas de Chambéry

  • Rencontre avec Luc Dardenne au L.U.X. de Valence en mai 2009 - par guillaumedeheuvels le 05/05/2009 @ 11:18 :

    Luc Dardenne, entretien avec Magny

     

    Théâtre et documentaire

    Ce que j’ai appris avec Armand Gatti, c’est que la mise en scène est un rapport entre l’espace et le corps, les mouvements, leur position par rapport aux spectateurs. Et aussi le travail d’écriture.

    ( la tragédie grecque, Racine = mes 2 lectures et le texte de Barthes sur Racine avant de faire un scénario)

    Notre 1er film était une adaptation d’une pièce de théâtre : faire un documentaire en filmant un texte au lieu de la réalité

    Un scénario ça se construit tandis qu’un texte nous échappe, on doit y obéir. Ce fut un sas. On avait peur de la fiction.

    Le théâtre, c’est un souci culturel, j’y vais régulièrement

    J’ai toujours aimé/admiré le texte. Mon 1er amour c’est la littérature. C’est lié à l’enfance, à des émotions que je retrouve au théâtre et pas au cinéma. (tant mieux !)

     

    Dans l’écriture de scénario on essaie que les dialogues ne prennent pas le dessus, ne soient pas en surplomb mais restent da la matière du film : rythme, mouvement des acteurs dans un cadre/décor défini par la caméra.

    C’est moi qui écris la continuité dialogué et mon frère me dit : «Attention au texte (au théâtre).»  Il ne doit pas avoir une puissance trop grande qui viendrait guider les personnages.

    On est en conflit  avec le théâtre quand on fait un film

    Dans La Promesse, il y a deux répliques du Faust de Goethe (je le sais mais ça sert à rien que les gens le sachent).

    Nos documentaires étaient très théâtraux, il n’y avait pas la présence, la sensation des corps, les voix étaient assez loin, la mise en scène distanciée.

    Avec La Promesse on est sorti de cela et on a été impressionné par le corps des acteurs

    C’est différent des documentaires : présence du corps des acteurs, qu’il faut diriger, cela nous fait encore peur.

    Comment faire pour qu’ils ne deviennent pas des corps de théâtre, des masques à travers lesquels ils profèrent, des porte-paroles. Il faut que tout leur corps parle aussi. C’est notre « conflit intérieur».

     

    Nos débuts

     Nous avons tourné un premier film dans un cadre conventionnel avec des acteurs connus, des techniciens (directeur photo) connus, l’équipe a pris le pouvoir sur le plateau et nous ne savions pas trop ce que nous voulions

    Expérience douloureuse : on ne savait même plus où mettre la caméra, d’où échec

    Pour La Promesse on a tout repris à zéro

    Devenir cinéaste c’est trouver sa méthode de travail : nous tournons dans la continuité du scénario

    On garde tout le décor même pendant  le montage au cas où on ait besoin de tourner une nouvelle fois une scène

    Nous avons pris des proches comme techniciens, des gens qui n’avaient jamais fait de fiction.

    Ce cinéma-là nous appartenait, c’était le nôtre, on a supprimé la médiation entre le film et nous, le machiniste

    On a inventé une série de systèmes (travelling vertical par exemple) pour essayer de trouver ce qu’on voulait

    Dans Rosetta, on a même gardé un passage flou (le technicien n’y voyait pas pour régler le follow focus, manette à distance), on s’est libéré

     

    La famille

    Articulation de problèmes plus personnels avec cinéma plus vaste. Comment élargir le propos ,

    Notre opposition à notre père nous a soudés en tant que frères

    Gatti un 2e père que nous voulions suivre

    La Promesse notre film le plus intime (on ne le sait pas quand on le fait)

    Choses que l’on a senties

    Lecture Ermann Coen (? ) on a plus de chances de découvrir un être humain quand on rencontre un étranger

    Plus faits divers

    On veut raconter l’histoire d’un garçon qui aime son père /que son père aime et qui va se séparer de lui par l’intermédiaire  de cette femme, ne plus le craindre et le trahir  

     

    On pense tout le temps  à celui à qui on s’adresse, on doit donner une forme, il faut faire participer le spectateur à notre jeu.

     

    Des situations limites

    On traite toujours des situations extrêmes proches de la mort, de l’assassinat

    Cf. Levinas : le visage d’autrui c’est la possibilité du meurtre/l’interdiction du meurtre

    Conduire le personnage/l’acteur jusqu’au plus près où il se sent autorisé à tuer, ou s’il l’a fait voir comment il peut revenir sur ce qu’il a fait, prendre conscience/mesurer/comprendre

    Je ne suis pas angélique, il faut essayer que l’acteur ne joue jamais celui qui se rend compte

    Il faut que cela vienne du corps et qu’il prenne conscience doucement

    Trouver des situations qui le submerge

    Dans l’Enfant,  Personnage qui vend l’enfant : produit de la société de l’immédiateté

    Personnage qui ne partage pas le savoir commun, savoir vivre, respect de l’autre

    J’espère qu’il y a de l’amour là-dedans pas de la morale// « amour décharné » de Camus, de la vie qui passe, qui les traverse, les relie, qu’on prend du plaisir (comme dans les 400 coups, les Temps modernes)

     

    Pas un discours métaphysique mais du cinéma

    Il faut essayer de trouver des gens qu’on aime bien

    parce qu’on retrouve le corps humain dans les fonctions premières, dans l’état de besoin

    on met les personnage dans des situations où faire un geste c’est presque vivre ou mourir

    filmer ces corps-là, c’est pour donner une imprégnation physique

    ce n’est pas le discours moral qui es t 1er ( cf l’Aurore de Murnau dans la barque où il s’entoure avec ses bras pour ne pas  tuer sa femme ou l’enfant dans Allemagne année zéro de Rosselini ou Enfance d’Ivan de Tarkovski))

    le physique est métaphysique

    vous sortez de la salle avec des choses dépassées en vous vs théâtre ; le cinéma vous prend vraiment très  loin

     

    cinéma « prise de tête »

    On ne part pas avec l’idée qu’on va ennuyer le spectateur

    Sans musique  = plus fort, quelque chose de plus peut passer

    (actuellement on essaye de voir ce c’est que la musique au cinéma)

     

    Pour ma part je me distrais avec Bergman

    J’ai une grande confiance dans le public et pas dans ceux qui imaginent le public

    Industrie qui veut faire des produits conformistes, c’est dangereux

    La rentabilité immédiate vs les anciennes comédies américaines ; cinéma qui distrait mais léger, joyeux et pas lourd, où on soit pas écoeuré par une suite de gags au lieu d’une histoire

     l’esprit de finesse a disparu mais Little miss sunshine, Juno, les Cht’is

     

    on filme la souffrance

    ne pas devenir obscène, l’évoquer en la cachant

     

     

     

     

     

    Lux, entretien avec Catherine Batot sur La Promesse

    En 1995, à partir état des lieux : les immigrés ayant une aide de l’Etat à partir d’une adresse postale pendant 6 mois avant la décision sur leur sort

    Imagination  à partir de faits divers

    Rapport d’Igor avec drôle de père complice ; comment se séparer du père pour devenir autonome, penser par lui-même, être plus moral

    Son père ne lui apprend pas la loi (sauf les règles de la magouille)

     

    Une famille d’acteurs

    Tous les cinémas se st révélés à travers leurs acteurs

    Le cinéma belge n’avait pas d’acteurs //complexe par rapport France

    On travaille des mois avant avec des gens dans qui on avait senti des possibilités d’acteur

    On fait le casting des enfants nous-mêmes

    Travail très physique, on sent si la caméra aime bien, s’il y a quelqu’un, si le visage ne se fige pas

    On les oblige à mentir

    On en rappelle quelques-uns  on travaille encore puis on choisit (accord des parents nécessaire)

    On sent si le physique de l’acteur fait barrage à ce qui se passe dans son cerveau ; l’acteur doit être  une surface sur laquelle votre regard se réfléchit

    Pour les adultes c’est plus difficile, avec l’âge habitudes de comportement, postures corps figées…

    Il faut sentir que les gens soient malléables

     

    Créer à 2

    On a toujours travaillé à 2 ; beaucoup de discussion autour du scénario, à partir de plans de films, de citations littéraires

    Il faut sentir qu’on fait le même film, c’est toute notre vie commune qui permet cela

    Seul l’art du cinéma permet ce type de travail

    Il faut décider mais on accepte idées acteurs, cadreurs

    On tourne scènes 20/25 fois mais en variant, essayant des choses

     

    Proximité des corps

    Le cadre est soit vide : on met des corps, des objets pour le remplir soit plein : on doit d’éloigner

    On s’est rapproché des corps pour essayer de trouver une organisation à partir de cela

    Dans nos histoires on est dans la chaleur, intensité pour que le spectateur soit pris dans le mouvement de la caméra

     

    Se renouveler

    On sent si on s’ennuie dès le scénario

    Il faut essayer de faire comme si on recommençait à zéro

    Comment faire pour être le plus juste

    Ne pas s’enfermer dans un système mais essayer de trouver des choses neuves (pas le neuf pour le neuf)

    Il faut arrêter quand on n’a plus rien à dire

     

    Des personnages qui peuvent changer

    Croire en l’humain, on n’est jamais terminé

    Rôle des rencontres

    Les personnages ne st pas réductibles à ce qu’ils ont fait

    Dans l’Enfant, il prend conscience en sauvant l’enfant de la noyade

    Ce qui nous intéresse : comment produire un changement chez un individu

    Des gens très seuls qui finissent par rencontrer quelqu'un  et donc changer

    Celui qui ne sent pas coupable ne peut pas changer

    Lux, rencontre avec les élèves

     

    Le silence de Lorna part d’une  histoire racontée par une animatrice de rue dont le frère drogué avait été contacté par la mafia albanaise pour épouser une prostituée en 2002

    Dans le film on ne choisit pas une prostituée car on projette trop de choses sur ce type de personne, qu’on enferme dans une image et que cela aurait empêché l’identification du spectateur

    Est-ce que vivre heureux en Belgique ((snack) vaut plus ou moins que la vie d’un homme ?

    Se sent coupable de ne rien avoir dit à Claudie

    A accompli un mouvement (peur, calculs au départ)

    Enfant imaginaire dans ventre lui donne confiance de devenir autre femme, être humain

    Pourquoi la fin ? on avait prévu 2 scènes où elle était assassinée mais c’est difficile de tuer des personnage qui ont fait beaucoup de chemin pour arriver où ils en sont

    Désespoir et cynisme sont plus conformistes que l’espoir aujourd'hui

    On privilégie le personnage et pas l’intrigue

     

    Influences

    Cinéma de Rosselini (travail simple avec acteurs et caméra), de Bresson (rapport entre dialogues et silence, pas qualité des dialogues, jeu neutre, inexpressif des acteurs) et surtout Un condamné à mort s’est échappé, le Décalogue et le film The appartment de Kiewloski.

    Mettre en scène = qu’est-ce que je cache, montre à la caméra, quel cadre, quelle focale ?

    (même si on peut cacher aussi avec flou, décor)

    Littérature : Grimm, Perrault, La Fontaine, romanciers américains, russes, français (XIXe)

     

    Créer à 2

    On fait tout ensemble sauf écriture scénario après avoir défini grandes lignes  (quand on écrit, les choses évoluent et se discutent par téléphone) et plateau où on alterne plateau et vérification sur moniteur vidéo

    Pas un choix mais un destin

    C’est Gatti notre père spirituel qui nous a permis de nous réunir. Il se servait de la vidéo pour son travail et avait filmé une pièce

    Quand on commence dans l’art on rivalise avec/on imite quelqu'un

    Après avoir gagné de l’argent en travaillant dans une centrale nucléaire on a acheté du matériel et on est parti pendant  3 ans  faire des portraits de gens qui s’étaient révoltés contre des injustices dans les cités

    (influence de Sartre qui disait que dans société capitaliste gens mis en série, isolés)

    On n’a jamais rêvé de devenir cinéastes c’est venu progressivement

    On fait toujours finalement toujours un  peu des portraits de personnages

     

    A quoi sert le cinéma ?

    Cinéma peut révéler une réalité sur le monde mais seulement refléter une époque (ce que fait  le cinéma de toute façon de manière mécanique, irréfléchie)

    Aujourd'hui nous aurions envie de montrer la peur qui circule dans la société (boulot, grève)

     

    Caméra à l’épaule

    Permet d’être plus libre

    Il ne faut pas bouger pour bouger  mais pour exprimer une tension en fonction mise en scène qu’on espère trouver

    Pas pour donner un effet de reportage

    Le corps est un volume

    dans les séries  acteur est bi-dimensionnel comme une feuille de papier

    Il faut lui tourner autour  pour lui donner une existence corporelle

    Le son contribue à donner existence au personnage : ex Rosetta, micro pour sa respiration et pour les bruits (hameçons) de son sac ce qui fait exister sa condition sociale d’ensauvagée prête à tout pour être comme tout le monde

    On est hantés par la disparition des corps que la société fait disparaître et traite comme des objets

    On veut que l’écran tremble/vibre de leur présence

    Les corps des actrices rajeunis artificiellement : elles ont quelque chose d’un peu immobile dans le visage

    Elles cherchent à ne pas vieillir, ignorer la mort mais celle-ci revient dans fixité/blocage du visage

     

    Les spectateurs et les films

    Une mauvaise rencontre avec un film peut être une révélation d’autre chose

    Le film appartient aux spectateurs autant qu’à moi

    Les films sont faits pour être vus et revus même si DVD n’est bien que pour analyser

     

    Réalité et fiction

    La réalité a parfois plus d’imagination que nous-mêmes

    Il ne faut pas la copier mais s’en inspirer ; notre cinéma n’est pas naturaliste

    Dans réalité Lorna se serait fait tuer en moins de 2, n’aurait même pas pu envisager de sauver Claudie

    On essaie de regarder comme on vit aujourd'hui

    On prend des personnages de jeunes qui vont découvrir par eux-mêmes et devenir des êtres humains alors que la réalité empêche de s’en sortir, vous fait descendre, que le destin social vous impose une trajectoire

    Qu’on vous contraint à vous méfier de l’autre, un concurrent qui peut vous piquer votre place

    Un travail pas à n’importe quel prix

    Il faut absolument ne pas renoncer à notre humanité

     

    Un cinéaste spectateur

    Je vois beaucoup de films de toutes sortes

    Ce qui me déplaît c’est de comprendre trop vite les ficelles, la mécanique mise en place pour me tirer des larmes, le cinéma qui m’utilise et ne me respecte aps

    Le cinéma//football ; art populaire, chacun donne son avis

     

    L’écriture du film

    On écrit une dizaine de versions du scénario, puis quand on pense tenir quelque chose on le fait lire à Tony Frais ( ?) notre ami producteur français et on tient compte de ses remarques s’il pointe des choses  à revoir

    Puis le scénario circule pour obtenir les financements

    On répète 1 mois et demi avec les acteurs avant de tourner et on tient compte éventuellement de leurs propositions (acteurs pas marionnettes qui obéissent)

    La fin du film peut changer au moment du tournage

    Un scénario ce n’est pas un plan d’architecte, c’est une première mise en forme pas sacrée

    On essaye des versions différentes du même plan

    Mon frère et moi faisons les voix off dans les films

     

    Cadrer serré

    Décor invisible pour que tout vibre avec le corps des acteurs et que cela prenne les spectateurs, qu’ils participent à la tension dramatique

    On a des décors très graphiques, on n’a pas besoin de s’y arrêter

    On n’est pas dans la logique d’Antonioni (désert rouge) où petits humains écrasés dans grands espaces

    La plus grande manière pour un artiste c’est de ne pas en avoir

    L’essentiel : qu’est-ce qu’on veut faire passer ?

    Post-scriptum : cet article sera publié prochainement sur le site du L.U.X. de Valence.

  • La Rose Pourpre du Caire de Woody Allen - par guillaumedeheuvels le 22/03/2009 @ 19:40 :

                                           LA ROSE POURPRE DU CAIRE

                                  ou:    LA POSE COURTE   DU  REVE

     

                                          "Mais qu'est-ce que c'est que ce film"? par Serge Vincent

     

    Qu'est-ce que c'est que ce personnage qui se permet de quitter l'histoire, de déserter l'écran pendant la deuxième bobine?Les règles de la vraisemblance et de la bienséance sont bafouées. Les spectateurs sont floués."Ils sont assis là à ne rien faire", dit l'un."On nous avait promis une histoire d'amour", dit l'autre."Remboursez!" crie un troisième.

    L'histoire d'amour se passe, mais hors de l'écran, dans la vie réelle, avec une spectatrice. De quel droit les rôles sont-ils ainsi inversés? du droit de Cécilia au bonheur, Alice qui est déjà passée de l'autre côté du miroir par son regard d'amante agissant tel un aimant sur celui à qui elle avouera qu'"elle n'avait d'yeux que pour lui".

    Que deviennent alors les personnages du film, en quête non pas d'un auteur mais d'un acteur, chaînon manquant de la belle mécanique du scenario? Les voilà justement livrés à eux-mêmes,

    non plus des pantins mais des êtres libres, enfin! Mais la liberté fait peur: face à ce trou béant laissé dans la toile par Tom Baxter, ils se sentent aspirés vers le vide. Et le cinéma, comme la nature, a horreur du vide! Ils commencent à se poser des questions existentielles chères à Woody Allen, comme à Bergman, Antonioni: que fais-je ici? dans quel état…j'erre? que vais-je devenir? Ce temps mort de l'action, ce questionnement sont les bases du cinéma et de la littérature modernes. Ce n'est plus: "regardez-moi faire" mais "regardez-moi être", ce qui ravit l'un des spectateurs de la salle, tout heureux de pouvoir "observer l'humanité".

    Voilà: ces personnages sont devenus humains. L'escapade de Tom qui voulait tâter du réel, comme l'ange des "Ailes du désir" de Wim Wenders, a eu un effet contagieux. Mais comme dans la vie, les personnages ne peuvent rester longtemps dans cette position inconfortable de déréliction: ils appellent le producteur (Dieu) au secours afin que tout rentre dans l'ordre.

    Quand Gil, l'acteur, et Tom, le personnage, sont confrontés une dernière fois, la salle a été désertée par les spectateurs, qui se sont lassés de l'aventure: sans public, le "loft-story" ne peut continuer. Qu'est-ce qui les distingue au fond? ils sont égaux dans leur ego, et tous les deux en perpétuelle représentation. Cécilia choisit Gil, l'homme réel, car elle a compris qu'on ne peut vivre longtemps avec un mirage. Mais Gil est un mauvais cheval car il lui tend un autre miroir aux alouettes: Hollywood. Ce n'est qu'un acteur, un illusionniste. Pourtant, il l'avait prévenue:

    "Je vous aime. Je sais que ça n'arrive que dans les films, mais c'est vrai".Vérité peu fiable, car Gil est déjà dans son prochain film. Après tout, d'où vient cet amour? n'est-ce pas en flattant sa vanité que Cécilia l'a rendu amoureux? Et elle se retrouve seule, démunie, à la porte du cinéma, pauvre hère avec sa valise devant le dernier miroir du film qui lui renvoie de dos son image de femme misérable.

    "The world is a stage…" (Shakespeare). Miroir inversé: la scène est le monde, ce monde de la comédie musicale où va se plonger à la fin Cécilia, décidément trop déçue par la vie. La toile est l'étoffe dont sont faits ses rêves, tout comme chez Woody Allen, son double, son alter ego. Et comme une héroïne de cinéma, elle disparaît dans un fondu noir.

     

    "D'une manière générale, le monde tel qu'on le voit à l'écran m'a toujours paru plus vivable que le monde réel." (Woody Allen).

    "Je préfère l'imaginaire à la réalité, mais il n'y a que dans la réalité que l'on peut trouver un bon steak". (Woody Allen).

     

     Article de Serge Vincent, professeur en cinéma et histoire des arts, responsable de la section cinéma du Lycée Charles Baudelaire à Cran-Gevrier.

     

                                                                                 


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